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Le père Goriot - Balzac

 
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Auteur Message
Valerie
Invité





MessagePosté le: Mar Avr 27, 2004 9:23 am    Sujet du message: Le père Goriot - Balzac Répondre en citant


On lit Le père Goriot à 14 ans et on décrète que l'on n'aime pas Balzac! On relit quelques années plus tard etl'on découvre un génie de la littérature, un analyste mordant et un critique avisé de notre société. par certains côtés, je dirais même un visionnaire. le monde qu'il décrit dans lepère Goriot existe toujours aujourd'hui! Que dire de ce livre? beau, grand... j'ai positivement adoré. Plutôt que de vivre pour lui, ce père préfère se ruiner et fermer les yeux sur l'incommensurable égoïsme de ses filles. Il faudra un pauvre étudiant comme Rastignac pour s'occuper de lui à la fin de sa vie. Ce jeune homme a encore une "âme pure". Ce livre, décrit d'un côté la pente descendante queprend le père Goriot afin de se faire aimer de ses filles et de l'autre, la pente ascendante que prend Rastignac pour rejoindre la société mondaine où vivent les filles du père Goriot. Celui-ci vit dans unepension misérable afin d'offrir le meilleurs à ses filles.
Intrigues, égoïsme, décadence du beau monde. La passion poussée jusqu'à la folie, le rejet de soi . Voilà ce que nous raconte ce livre.Le père Goriot fait partie des Scènes de la vie parisienne qui s'insèrent dans la colossale Comédie Humaine. Ce livre à été éccrit en 1835.Voilà j'ai retrouvé mes fiches de lectures sur mes classiques. Et comme nous avons ouvert un nouveau forum, je vais donc l'alimenter un peu *Wink*
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Lyria



Inscrit le: 27 Juil 2003
Messages: 195
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MessagePosté le: Mar Avr 27, 2004 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu Le Père Goriot quand j'étais au lycée (de mon plein gré, si, si, si *Very Happy* ) . J'ai adoré ce bouquin. Alors là, une question se pose, faut-il garder le souvenir que l'on en a ou le relire au risque de ne pas l'apprécier comme à la première lecture?? *Very Happy*
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Stef
***Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.***Gérard Jugnot
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CeNedra
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Inscrit le: 08 Mai 2003
Messages: 3084
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MessagePosté le: Mar Avr 27, 2004 11:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tout comme Lyria j'ai lu ce livre pendant ma scolarité.
Contrairement à elle, je n 'ai pas eu le choix.
Par contre je me souviens l'avoir beaucoup aimé ca reste une des seules lectures forcées que j'ai apprécié.
Par contre comme cela remonte à longtemps ( *Sad* ) j'aurais du mal à appronfondir le sujet. Quant à la fiche de lecture elle a probablement été égarée dans l'un de mes nombreux déménagements. *Confused* Pour faire bref le souvenir de ce livre me permettra d'ouvrir un autre Balzac avec moins d'appréhension
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Griffe d’Encre
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sai baba



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Messages: 19
Localisation: le medoc

MessagePosté le: Jeu Juil 22, 2004 12:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ben moi je vais dire pareil, je l ai lu en seconde je crois( de maniere forcee evidemment), a l epoque je me souviens ...
Ben en fait je lisais pas du tout et j avais quand meme bien aime *Smile*
En fait je crois que tout le monde aime ce bouquin, et pis le pere goriot il est si brave *Wink*
_________________
el mago de oz esta muerto porke el mejor es pouki pouki...
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Lalex



Inscrit le: 16 Sep 2003
Messages: 35

MessagePosté le: Jeu Juil 22, 2004 4:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ma part, c'est également durant ma scolarité que je l'ai lu... J'ai tellement aimé ce livre que c'est devenu un de mes favoris, et que j'ai lu de nombreux autres livres de Balzac pour le plaisir de retrouver différents personnages de sa Comédie Humaine... Il dépeint la société de cette époque de manière précise et assez lucide, et son style est très agréable à lire.
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Alex



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Messages: 10
Localisation: Dans notre système solaire

MessagePosté le: Dim Avr 03, 2005 7:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de finir de lire Le Père Goriot et je ne l'aurai jamais lu si on ne m'avait pas obliger à le lire et Oh surprise ! Il ma beaucoup plu. Comme quoi la seconde a du bien !!! *Laughing*
Balzac, j'ai tellement entendu dire que c'était compliqué et surtout ******, que je me suis fait du soucis pour cette lecture et contrairement à ce que je pensais ce livre devient de plus en plus interressant au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture. Et malgré les descriptions les différentes groupes de la société réunis dans une pension sont très interressants. Ce mélange peut aussi nous aider à y voir clair.
Bref, comme quoi il ne faut pas s'arreter aux mauvais commentaires.
_________________
Un soir consacré à la lecture des grands livres est pour l'esprit ce qu'un séjour en montagne est pour l'âme.
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shinzawai



Inscrit le: 05 Sep 2004
Messages: 57
Localisation: pres de paris

MessagePosté le: Dim Avr 03, 2005 8:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La couverture est moche.
Très moche.
_________________
euh ... les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin.

-misogyne !!!
-ah non ! mais pas du tout alors !
hoho : http://www.actusf.com/SF/articles/librairie.htm
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Ibis



Inscrit le: 21 Aoû 2004
Messages: 121

MessagePosté le: Lun Avr 11, 2005 6:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous!! Et oui, je suis toujours vivante, mais je ne fais plus que lire des messages, le travail scolaire me prenant la plupart de mon temps *Crying or Very sad* "Le Père Goriot", comme vous l'avez déjà dit, est un livre qui, sous son apparence rébarbative (surtout quand on est jeune et qu'on ne connait quasi rien de la littérature classique [=moi *Embarassed* ]) est très intéressant... Les 100 premières pages peuvent être décourageantes, tant les descriptions se succèdent sans qu'on en voie vraiment le but. Après, l'histoire devient "prenante".C'est certain qu'il ne faut pas s'attendre à rester "scotché" au bouquin jusqu'à la dernière page, mais le récit est assez interpellant (je trouve) et je pense que c'est une bonne entrée dans la matière pour qui veut "attaquer" Balzac.Personnellement, c'est le livre de littérature dite classique que j'ai préféré jusqu'à présent...En espérant revenir plus souvent sur le forum, je vous souhaite à tous une bonne lecture.
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Turb
Evangélisateur multiusage


Inscrit le: 26 Sep 2004
Messages: 717
Localisation: Derrière un livre

MessagePosté le: Lun Avr 11, 2005 10:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Note : une rumeur persistante affirme que Balzac ne se prénome pas Eugène...
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Outremer



Inscrit le: 26 Avr 2007
Messages: 825
Localisation: France

MessagePosté le: Dim Déc 14, 2008 5:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Turb a écrit:
Note : une rumeur persistante affirme que Balzac ne se prénome pas Eugène...


Peut-être une confusion avec Eugène de Rastignac ?

Le Père Goriot est un de ces classiques qu'on est censé lire assez tôt et sur lesquels j'ai néanmoins longuement fait l'impasse, un délit que je viens enfin de réparer (il reste bien d'autres livres qui ne sont pas sortis de cette catégorie).

Les portraits des personnages sont variés, expressifs et fascinants. J'ai apprécié le fait qu'ils ne soient pas dépeint de façon manichéenne, ce qui leur aurait ôté de leur réalisme (même les deux filles de Goriot ne sont pas les coeurs de pierre que l'on pourrait imaginer). La société parisienne est décrite de façon plus succincte qu'on ne pourrait le penser (il faut dire que le roman n'est pas particulièrement long), en insistant principalement sur les valeurs essentielles qu'y sont l'amour et l'argent.

La confrontation de l'individu avec les rouages de la société urbaine est l'un des thèmes principaux des romans du XIXème siècle. Le Père Goriot, qui est l'un des pionniers du genre, aborde le sujet de façon alternativement directe et subtile.
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Crazy
Cannibale Lectrice


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Messages: 5950
Localisation: Physiquement : Cergy, France. Mentalement : MIA

MessagePosté le: Lun Déc 15, 2008 9:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

Turb a écrit:
Note : une rumeur persistante affirme que Balzac ne se prénome pas Eugène...

Corrigé :P
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Crazy
Modératrice et Dictatrice Adjointe *Twisted Evil*
Il ne faut pas confondre ce qui est personnel et ce qui est important (Terry Pratchett)
J'ai un blog, et maintenant, j'ai publié un roman
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landy96



Inscrit le: 03 Mai 2012
Messages: 1

MessagePosté le: Jeu Mai 03, 2012 2:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je sais pas si j'ai le droit d'écrire ça sur ce site . mais j'aurais besoin de votre aide... j'ai une rédac' à faire et je n'ai vraiment pas d'inspiration pour l'écrire... pourriez vous m'aidez?

SUJET: stupéfié par le discours de vautrin, rastignac ne répond pas. mais rentré chez lui il décide d'écrire à vautrin pour lui faire part de ses réactions.
Vous mobiliserez les arguments et le ou les registres adaptés à la situation que vous aurez imaginée.

Merci d'avance
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Jaipadepseudo
Barbatruc


Inscrit le: 17 Oct 2007
Messages: 3015

MessagePosté le: Jeu Mai 03, 2012 5:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

landy96...

Tu as parfaitement le droit d'écrire sur ce site. Mais celui-ci comporte des règles que je t'invite à lire si tu y prends le temps. Le coin des Lecteurs n'est pas une aide aux devoirs. Nous ne t'aiderons donc pas à faire un travail que tu dois faire personnellement. Nous sommes tous passés par là et avons tous eu des "manques d'inspiration" pour reprendre ta formule. Je te souhaite du courage pour cette rédaction et espère, qui sait, te relire pour échanger sur tes lectures.
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sophix42



Inscrit le: 21 Sep 2011
Messages: 132
Localisation: Loire

MessagePosté le: Lun Mar 10, 2014 5:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est ma deuxième lecture que j'ai fais de cette oeuvre. La première fois, il y a environ trois ans, j'avais bien aimé mais sans plus. Cette fois-ci, je l'ai beaucoup mieux apprécié. J'avais hâte de reprendre l'histoire quand je la quittais.
Ce classique est vraiment à lire. A ma deuxième lecture, je l'ai vraiment redécouvert.
Ce roman montre l'indifférence qui peut exister dans une société. Les personnages vivent dans la même pension depuis des années, ils se côtoient tous les jours et pourtant, ils n'y a pas d'entre-aide. Chacun ne pense qu'à soi.

Ça a été une très bonne lecture et qui m'a donné envie de lire d'autres œuvres de La Comédie Humaine.
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Vassia



Inscrit le: 11 Mai 2018
Messages: 302

MessagePosté le: Mar Juil 21, 2020 10:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

shinzawai a écrit:
La couverture est moche.
Très moche.

Allons bon si celle-ci ne te plait pas choisis-en une autre *Very Happy*
Pour ma part c'est la version livre de poche que j'avais lue avec en couverture un vieil homme assis sur un banc *Smile*

Je l'avais lue par hasard de façon spontanée dans mes années lycée.
J'avais beaucoup aimé ce livre et cette année (25 ans après par là) je l'ai écouté pour me le remettre en tête.
(là pour le coup pas de couverture du tout du coup *Very Happy*)

Je l'aime toujours autant, surtout la première partie mettant en place les personnages avec ce mystère entourant le Père Goriot *Smile*
A l'époque j'avais été très intrigué par le fonctionnement de cette pension bourgeoise, entre collocation et hôtel.

Comme souvent dans les romans réussi on trouve un peu de tout dedans : de l'humour, des sentiments variés, du drame, des personnages menant l'action, d'autres plus observateurs des évènements...
C'est très intéressant aussi pour la description de la société de l'époque avec notamment un accent mis sur la condition des femmes de la haute société qui dépendent financièrement de leurs époux et dont le rôle social est loin d'être libre et indépendant.
Les femmes de moins bonne condition, elles, pas de soucis elles sont libres de trimer pour gagner leur croute *Wink*

Je n'en suis noté quelques tournures que j'ai bien aimées *Smile* :


En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l’employer ici : [...]
Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu’il faudrait appeler l’odeur de pension.
Il s’y rencontre de ces meubles indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables.
Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l’intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonneraient pas.
L’embonpoint blafard de cette petite femme est le produit de cette vie, [...]
[...] calculant déjà la portée de leurs études, et, les adaptant par avance au mouvement futur de la société, pour être les premiers à la pressurer.
[...] avec la confiance de l’intimité .
Les hasards sur lesquels il avait compté pour sa fortune devenaient chimériques, et les obstacles réels grandissaient.
Son regard blanc donnait froid, sa figure rabougrie menaçait.
Ces sept pensionnaires étaient les enfants gâtés de madame Vauquer, qui leur mesurait avec une précision d’astronome les soins et les égards, d’après le chiffre de leurs pensions.
Une même considération affectait ces êtres rassemblés par le hasard.
Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur.
Ses yeux gris mélangés de noir exprimaient une douceur, une résignation chrétiennes.
Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
Sa tournure, ses manières, sa pose habituelle dénotaient le fils d’une famille noble, [...]
[...] malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution.
Comme un juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments.
Quoiqu’il eut jeté son apparente bonhomie, sa constante complaisance et sa gaieté comme une barrière entre les autres et lui, souvent il laissait percer l’épouvantable profondeur de son caractère.
[...] il gardait rancune à l’état social, [...]
Peut-être est-il dans la nature humaine de tout faire supporter à qui souffre tout par humilité vraie, par faiblesse ou par indifférence.
N’aimons-nous pas tous à prouver notre force aux dépens de quelqu’un ou de quelque chose ?
[...] ,il laissa errer sur ses lèvres le gai sourire du bourgeois dont on a flatté le dada.
[...],madame Vauquer, [...], qui avait alors quarante-huit ans effectifs [...] n’en acceptait que trente-neuf, [...]
Ce devait être une bête solidement bâtie, capable de dépenser tout son esprit en sentiment.
[...] elle ressemblait à beaucoup de personnes qui se défient de leurs proches, et se livrent au premier venu.
Peut-être certaines gens n’ont-ils plus rien à gagner auprès des personnes avec lesquelles ils vivent ; après leur avoir montré le vide de leur âme, ils se sentent secrètement jugés par elles avec une sévérité méritée ; [...]
Enfin il est des individus nés mercenaires qui ne font aucun bien à leurs amis ou à leurs proches, parce qu’ils le doivent ; tandis qu’en rendant service à des inconnus, ils en recueillent un gain d’amour-propre [...]
Comme tous les esprits rétrécis, madame Vauquer avait l’habitude de ne pas sortir du cercle des événements, et de ne pas juger leurs causes.
Les petits esprits satisfont leurs sentiments, bons ou mauvais, par des petitesses incessantes.
La veuve employa sa malice de femme à inventer de sourdes persécutions contre sa victime.
Monsieur Goriot était un homme frugal, chez qui la parcimonie nécessaire aux gens qui font eux-mêmes leur fortune était dégénérée en habitude.
Désespérée de rencontrer un homme inattaquable, elle se mit à le déconsidérer, et fit ainsi partager son aversion pour Goriot par ses pensionnaires, qui, par amusement, servirent ses vengeances.
Une des plus détestables habitudes de ces esprits lilliputiens est de supposer leurs petitesses chez les autres.
[...] tout ce que le vice, la honte, l’impuissance engendrent de plus mystérieux.
[...] il était utile, chacun essuyait sur lui sa bonne ou mauvaise humeur par des plaisanteries ou par des bourrades.
[...] une fille trop jolie pour être honnête [...]
[...] avec la douceur d’un homme ruiné qui arrive à toutes les docilités de la misère.
Aux uns, il faisait horreur, aux autres, il faisait pitié.
[...] vivaient dans la pension comme des huîtres sur un rocher.
[...] la logique sévère que l’habitude de tout supposer donne aux vieilles femmes [...]
[...] ceux auxquels une position difficile communique momentanément les qualités des hommes d’élite.
[...] libre de goûter les délices visibles du Paris matériel.
Un étudiant se passionne alors pour des niaiseries qui lui paraissent grandioses.
[...], un professeur du collège de France, payé pour se tenir à la hauteur de son auditoire.
Dans ces initiations successives, il se dépouille de son aubier, agrandit l’horizon de sa vie, et finit par concevoir la superposition des couches humaines qui composent la société.
S’il a commencé par admirer les voitures au défilé des Champs-Élysées par un beau soleil, il arrive bientôt à les envier.
Eugène avait subi cet apprentissage à son insu, [...]
Ses illusions d’enfance, ses idées de province avaient disparu.
Son intelligence modifiée, son ambition exaltée lui firent voir juste au milieu du manoir paternel, au sein de la famille.
Comme il arrive aux âmes grandes, il voulut ne rien devoir qu’à son mérite.
[...], ses déterminations devaient donc être frappées de ces hésitations qui saisissent les jeunes gens quand ils se trouvent en pleine mer, [...]
[...], il remarqua combien les femmes ont d’influence sur la vie sociale, et avisa soudain à se lancer dans le monde, afin d’y conquérir des protectrices [...]
Après avoir secoué les branches de l’arbre généalogique, [...]
Être admis dans ces salons dorés équivalait à un brevet de haute noblesse.
[...] brusquement avec cette force de passion qui plaît tant aux femmes.
Voila bien des mystères dans une pension bourgeoise !
[...] le son de l’or frappa son oreille.
Il faut veiller pour bien savoir ce qui se passe autour de soi, dans Paris.
[...] la figure de madame de Restaud, qui de moments en moments se posait devant lui comme la messagère d’une brillante destinée, [...]
Il faut avoir plus de vingt ans pour veiller.
Un homme gai comme lui, il n’en a pas le temps
Rien n’est plus désagréable que de laisser connaître nos infirmités.
Il ne fait attention à rien, pas même à ce qu’il mange.
[...], un fier drôle, capable de faire des dominos avec les os de son père [...]
D’ici à quelques jours je me mêlerai de vos affaires, et tout ira bien.
[...], il est impossible de peindre une femme animée par la danse.
Si jamais vous fouillez des cœurs de femmes à Paris, vous y trouverez l’usurier avant l’amant.
Goriot mangeait machinalement et sans savoir ce qu’il mangeait. J
On a bien raison de dire qu’il n’y a rien de plus beau que frégate à la voile, cheval au galop et femme qui danse.
La vieille fille baissa les yeux comme une religieuse qui voit des statues.
Hors de sa passion, [...], c’est une bête brute
Il ne faut pas coudre deux idées pour voir clair là-dedans.
[...], votre Paris est donc un bourbier.
C’était, dit Bianchon, un brouillard frénétique et sans exemple, un brouillard lugubre, mélancolique, vert, poussif, un brouillard Goriot.
Sa vie me paraît être trop mystérieuse pour ne pas valoir la peine d’être étudiée.
Cet homme est un fait médical, dit Bianchon, d’accord ; s’il veut, je le dissèque.
[...] ces espérances étourdiment folles qui rendent la vie des jeunes gens si belle d’émotions [...]
Monsieur, le salon est par ici, lui dit le valet de chambre avec ce faux respect qui semble être une raillerie de plus.
Trop attentif pour s’apercevoir qu’il n’était pas seul, [...]
L’œil des jeunes sait tout voir [...]
[...] de cette intention soumise qui dit tous les secrets d’une femme sans qu’elle s’en doute.
Sans attendre la réponse d’Eugène, madame de Restaud se sauva comme à tire-d’aile dans l’autre salon, en laissant flotter les pans de son peignoir qui se roulaient et se déroulaient de manière à lui donner l’apparence d’un papillon [...]
[...] avec cette audace juvénile qui fait commettre de grandes sottises ou obtenir de grands succès, [...]
[...] un de ces regards froidement interrogatifs qui disent si bien : Pourquoi ne vous en allez-vous pas ?
[...] les gens bien élevés savent aussitôt faire de ces phrases qu’il faudrait appeler des phrases de sortie.
Les jeunes gens de province ignorent combien est douce la vie à trois.
Ce coup de baguette, dû à la puissante intervention d’un nom,[...] lui rendit l’esprit qu’il avait préparé.
Avec cette admirable puissance que possèdent les femmes, [...]
Il voulait pénétrer ce mystère, espérant ainsi pouvoir régner en souverain sur cette femme si éminemment Parisienne.
[...] d’une voix qu’elle voulut rendre naturelle, et d’un air faussement dégagé [...]
Il aurait voulu se jeter dans un gouffre.
Allons, se dit-il, je suis venu faire une gaucherie dont j’ignore la cause et la portée, [...]
Avec la rage froide d’un homme sûr de triompher un jour, il reçut le coup d’œil méprisant des gens qui l’avaient vu traversant la cour à pied, sans avoir entendu le bruit d’une voiture à la porte.
Les tiroirs ouverts dans son cerveau et qu’il comptait trouver pleins d’esprit se fermèrent, il devint stupide.
Il reprit un peu de calme et d’assurance en voyant tomber la pluie.
[...] il trouva les valets sérieux comme des ânes qu’on étrille.
[...] un petit salon coquet, gris et rose, où le luxe semblait n’être que de l’élégance.
Le démon du luxe le mordit au cœur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.
Quand un homme trompe, il est invinciblement forcé d’entasser mensonges sur mensonges.
Si vous voulez réussir, dit la vicomtesse à voix basse, d’abord ne soyez pas aussi démonstratif.
Madame de Beauséant jeta sur l’étudiant un de ces regards fondants où les grandes âmes savent mettre tout à la fois de la reconnaissance et de la dignité.
[...], je n’ai que vingt-deux ans, il faut savoir supporter les malheurs de son âge.
[...], n’est-il pas naturel de vouloir s’initier aux secrets de ce qui nous charme ?
Allons, se dit-il en lui-même, je suis sûr que je leur fais des phrases de coiffeur.
[...] encore sous le charme des croyances jeunes, et qui n’en était qu’à sa première journée sur le champ de bataille de la civilisation parisienne.
Les émotions véritables sont si communicatives, que pendant un moment ces trois personnes se regardèrent en silence.
[...], il commencera par saisir son amour comme une hache, [...]
[...] les sentiments vrais ont des yeux et une intelligence [...]
Ce père Doriot n’aurait-il pas été une tache de cambouis dans le salon de ses filles ?
Le monde est un bourbier, tâchons de rester sur les hauteurs.
Plus froidement vous calculerez, plus avant vous irez.
N’acceptez les hommes et les femmes que comme des chevaux de poste que vous laisserez crever à chaque relais, vous arriverez ainsi au faîte de vos désirs.
[...], vous ne serez rien ici si vous n’avez pas une femme qui s’intéresse à vous.
Ne le livrez pas avant d’avoir bien su à qui vous ouvrirez votre cœur.
[...] de pauvres bourgeoises qui, en prenant nos chapeaux, espèrent avoir nos manières.
À Paris, le succès est tout, c’est la clef du pouvoir.
[...], ce sera un Père Eternel.
[...] cette vie de Paris est un combat perpétuel.
[...], il intéressa leur délicatesse en attaquant les cordes de l’honneur qui sont si bien tendues et résonnent si fort dans de jeunes cœurs.
Le cœur d’une sœur est un diamant de pureté, un abîme de tendresse !
Il se promena dans une agitation pleine de désespoir.
L’étudiant n’étudia plus.
[...], une sorte d’affection superstitieuse.
[...],sa fortune n’étant connue qu’au moment où il n’y avait plus de danger à être riche, il n’excita l’envie de personne.
Sorti de sa spécialité, [...], il redevenait l’ouvrier stupide et grossier, [...]
Il aimait jusqu’au mal qu’elles lui faisaient.
Ces écritures si connues le firent à la fois palpiter d’aise et trembler de terreur.
Cette explication ne demandait pas des volumes, il ne nous faut qu’un mot à nous autres mères, et ce mot m’aurait évité les angoisses de l’incertitude.
Tu as dû bien souffrir en m’écrivant, car j’ai bien souffert en te lisant.
[.. .], les voies tortueuses ne mènent à rien de grand.
Mes paroles sont celles d’une mère aussi confiante que prévoyante.
Vous ne savez pas, enfants, ce que c’est que de sacrifier des souvenirs !
Est-ce que le bonheur nous allégirait ?
[...] avec cet air indéfinissable que donne à un jeune homme la possession d’une somme quelconque.
Âge où tout est luisant, où tout scintille et flambe !
[...] sa poitrine velue comme le 190 dos d’un ours, mais garnie d’un crin fauve qui causait une sorte de dégoût mêlé d’effroi, [...]
[...] il n’y avait que deux partis à prendre : ou une stupide obéissance ou la révolte.
C’est fatigant de désirer toujours sans jamais se satisfaire.
Tous les frères flouent plus ou moins leurs sœurs.
L’honnêteté ne sert à rien.
Certes, là est la vertu dans toute la fleur de sa bêtise, mais là est la misère.
Si donc vous voulez promptement la fortune, il faut être déjà riche ou le paraître.
Mes poésies, je ne les écris pas : elles consistent en actions et en sentiments.
Une jeune femme ne refuse pas sa bourse à celui qui lui prend le cœur.
Le cœur d’une pauvre fille malheureuse et misérable est l’éponge la plus avide à se remplir d’amour, une éponge sèche qui se dilate aussitôt qu’il y tombe une goutte de sentiment.
[...] vous m’avez l’air de 204 connaître parfaitement l’argot du cœur.
[...] ce n’est pas un de ces imbéciles qui tiennent à leurs opinions.
Il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances [...]
Il remettrait Jésus-Christ en croix si je le lui disais.
[...] la vertu ne souffre pas de capitulation, [...]
La vertu, [...], ne se scinde pas : elle est ou n’est pas.
Vous croyez à quelque chose de fixe dans ce monde-là !
Il s’assit, et resta là plongé dans une étourdissante méditation.
Vouloir être grand ou riche, n’est-ce pas se résoudre à mentir, plier, ramper, se redresser, flatter, dissimuler ?
Le secret des grandes fortunes sans cause apparente est un crime oublié, parce qu’il a été proprement fait.
Je ne veux penser à rien, le cœur est un bon guide.
La jeunesse n’ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l’injustice, tandis que l’âge mûr s’y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.
Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l’amour.
Chacun a sa façon d’aimer, la mienne ne fait pourtant de mal à personne, pourquoi le monde s’occupe-t-il de moi ?
[...] il y reçut un de ces coups terribles contre lesquels les cœurs jeunes sont sans armes.
Monsieur de Beauséant, semblable à beaucoup de gens blasés, n’avait plus guère d’autres plaisirs que ceux de la bonne chère ; [...]
[...] dans une de ces maisons où les grandeurs sociales sont héréditaires.
Vous ne réussirez à rien, si vous vous jetez ainsi à la tête des gens.
Il n’y a pas de meilleur moment pour aborder une femme, surtout une femme de banquier.
Quelle noble, quelle sublime créature est une femme qui aime ainsi !
Il se sentit au cœur une rage d’enfant.
Avoir une maîtresse est une position quasi royale, se disait-il, c’est le signe de la puissance ! »
Ces sottises stéréotypées à l’usage des débutants paraissent toujours charmantes aux femmes, et ne sont pauvres que lues à froid.
[...] d’une voix qui allait à l’âme.
Le mors est mis à ma bête, sautons dessus et gouvernons-la, se dit Eugène en allant saluer madame de Beauséant [...]
[...] une de ces lettres décisives qui déchirent l’âme.
Il ne se disait pas cela crûment, il n’était pas encore assez politique pour chiffrer une situation, l’apprécier et la calculer ; ces idées flottaient à l’horizon sous la forme de légers nuages, [...]
L’aspect de cette chambre donnait froid et serrait le cœur, [...]
Je ne puis guère vous expliquer ces choses-là ; je ne sais pas dire deux paroles de suite comme il faut.
Ma vie, à moi, est dans mes deux filles.
Je n’ai de chagrins que les leurs.
Quand j’ai été père, j’ai compris Dieu
Où a-telle eu les yeux d’épouser cette grosse souche d’Alsacien ?
Quelque grossière que soit une créature, dès qu’elle exprime une affection forte et vraie, elle exhale un fluide particulier qui modifie la physionomie, anime le geste, colore la voix.
Une femme n’a pas deux amours, voyez-vous ?
Les passions ne font jamais de faux calculs.
Le coup d’œil qu’ils échangèrent fut assez significatif pour que Rastignac ne doutât pas d’être pour elle l’objet de ces confus désirs qui atteignent toutes les jeunes filles et qu’elles rattachent au premier être séduisant.
Tout ou rien ! voilà ma devise.
[...], en proie à cette fièvre de tête qu’ont connue les jeunes gens affectés de trop vives espérances.
Ça se guérit, les idées
[...] tu m’ôtes la raison, et tu veux que je raisonne.
Pour agir ainsi, mon cher, il faut être Alexandre, sinon l’on va au bagne.
Notre bonheur, mon cher, tiendra toujours entre la plante de nos pieds et notre occiput ; [...]
Les affections de l’homme se satisfont dans le plus petit cercle aussi pleinement que dans une immense circonférence.
Il n’y a que le dépit qui fasse faire de ces choses-là.
Eugène ne connaissait pas le délire de vanité dont certaines femmes étaient saisies [...]
Pour un jeune homme, il existe dans sa première intrigue autant de charmes peut-être qu’il s’en rencontre dans un premier amour.
Le désir ne naît pas moins de la difficulté que de la facilité des triomphes.
[...] la grande question des tempéraments, qui domine, quoi qu’on en dise, la société.
[...] reçut gaiement le hourra de sottises que sa tenue élégante excita.
Un trait des mœurs particulières aux pensions bourgeoises est l’ébahissement qu’y cause une toilette soignée.
Ce désappointement piqua son amour propre
[...], c’est des querelles de ménage qui doivent être ensevelies au fond du cœur.
Vous ne m’aimez encore que par une galanterie qui est de costume chez les hommes ; mais si vous m’aimiez bien, vous tomberiez dans un désespoir affreux.
[...] un de ces mouvements de force concentrée qui trahissent de fortes émotions.
Le mariage est pour moi la plus horrible des déceptions, [...]
L’argent ne devient quelque chose qu’au moment où le sentiment n’est plus.
[...] cette belle femme, si naïvement imprudente dans son cri de douleur.
Elle lui prit la main et la mit sur son cœur par 270 un mouvement plein de reconnaissance et de gentillesse.
Il est dans la nature des femmes de prouver l’impossible par le possible et de détruire les faits par des pressentiments.
Quand on connaît Paris, on ne croit à rien de ce qui s’y dit, et l’on ne dit rien de ce qui s’y fait.
En faisant un de ces gestes d’impatience qui ravissent un amant, elle lui donna sa main à baiser, qu’il prit avec une mauvaise grâce dont elle fut enchantée.
L’insuccès nous accuse toujours la puissance de nos prétentions.
Voilà ce que c’est que des gendres !
[...], je suis un vieux loup, je vais retrouver mes dents.
Vous pouvez dormir, vous n’êtes pas encore père.
Jeune homme, le bien nous vient en dormant.
[...] dans un délire de satisfaction vaniteuse.
Pour qui sait deviner les émotions d’une femme, ce moment est plein de délices.
Qui ne s’est souvent plu à faire attendre son opinion, [...], à jouir des craintes qu’on dissipera par un sourire ?
[...], il goûta les premiers plaisirs de la fatuité.
[...], Vautrin se prit à sourire d’une façon diabolique.
[...] d’un air paternellement railleur, [...]
Les jeunes gens à la mode ne peuvent se dispenser d’être très forts sur l’article du linge : n’est-ce pas ce qu’on examine le plus souvent en eux ?
Riches ou pauvres, ils [les étudiants] n’ont jamais d’argent pour les nécessités de la vie, tandis qu’ils en trouvent toujours pour leurs caprices.
[...], sa bourse avait des revers et des succès lunatiques en désaccord avec les paiements les plus naturels.
Les hasards sur lesquels il avait compté pour sa fortune devenaient chimériques, et les obstacles réels grandissaient.
Cette vie extérieurement splendide, mais rongée par tous les tænias du remords, [...]
[...], moment où les quatre femmes demeuraient seules et se vengeaient du silence que leur sexe leur imposait au milieu de cette réunion masculine.
[...] ce manège qui mettait en mouvement chez Eugène tous les sentiments, bons ou mauvais, des deux ou trois hommes qui sont dans un jeune homme de Paris.
Les femmes sont toujours vraies, même au milieu de leurs plus grandes faussetés, parce qu’elles cèdent à quelque sentiment naturel.
[...], elle éprouvait tant de douceur à se promener dans les régions fleuries de l’amour, [...]
[...], suivant son royal bon plaisir de femme.
Quel homme n’a pas ses chagrins !
[...] Eugène fut effrayé d’avoir provoqué une aussi vive explosion de sentiment.
C’était une de ces soirées sans cérémonie où l’on mange des petits gâteaux, où l’on boit du thé, mais où l’on peut perdre six mille francs au whist.
Je vous permets de me mépriser encore aujourd’hui, sûr que plus tard vous m’aimerez.
Enfin, je ne suis ni un pion ni un fou, mais une tour, mon petit.
[...], vous avez été crée pour me tourmenter.
[...] vous vous accoutumerez à l’idée de considérer les hommes comme des soldats décidés à périr pour le service de ceux qui se sacrent rois eux-mêmes.
Si je n’ai pas d’enfants (cas probable, je ne suis pas curieux de me replanter ici par bouture), [...]
Voyez-vous, mon petit, je vis dans une sphère plus élevée que celles des autres hommes.
Je considère les actions comme des moyens, et ne vois que le but.
Superstitieux comme la plupart des hommes dont le chemin est à faire et qui sont plus ou moins fatalistes, [...]
Il doit avoir beaucoup de fortune pour se faire écouter, ce vieux-là.
[...], c’est un acte d’obéissance aux lois que de débarrasser la société d’un criminel, quelque vertueux qu’il puisse être.
[...] les phrases tombant une à une de la bouche de Poiret, comme les gouttes d’eau qui suintent à travers le robinet d’une fontaine mal fermée.
[...], il s’était embelli de son désespoir, et resplendissait de tous les feux de l’enfer qu’il avait au cœur.
Victorine se sauva en emportant autant de bonheur qu’elle avait eu jusqu’alors de malheur dans sa vie.
[...] ce ne serait pas un homicide, c’est une tête de veau sur un corps de porc.
[...], ai-je dans la figure un trait qui vous déplaise, que vous me faites l’œil américain ?
Si nous avons quelques petits remords, la digestion les emportera.
[...] on ne perd point ce qu’on n’a pas.
[...] il y a un dieu pour les enfants.
Son ivresse fait son éloge.
[...], il a des expressions qui salissent l’âme, et des regards qui gênent une femme comme si on lui enlevait sa robe.
Je vois bien que vous aimez pour la première fois.
Je ne croyais pas que notre bonheur dût me causer des larmes !
[...], le bien nous vient en dormant.
L’argent volé, ayant été celui de tout le monde, n’est plus à personne.
Tous les démons sont donc après moi ?
Mentir, n’est-ce pas abdiquer ?
[...] dont le regard pénétra si avant dans son cœur et y remua si fortement quelques cordes mauvaises, qu’il en frissonna.
[...] de cheveux rouge-brique et courts qui leur donnaient un épouvantable caractère de force mêlée de ruse, [...]
Horrible et majestueux spectacle !
Il fit une pause, et regarda l’assemblée comme un orateur qui va dire des choses surprenantes.
Un murmure admiratif, arraché par la promptitude avec laquelle la lave et le feu sortirent et rentrèrent dans ce volcan humain, retentit dans la salle.
Cette figure, qui leur était antipathique depuis si longtemps, fut tout à coup expliquée.
Un murmure, qui, par sa parfaite unité de son, trahissait un dégoût unanime, retentit sourdement.
Les mouchards ne sont d’aucun sexe, dit le peintre.
Goriot en fiacre, dirent les pensionnaires, la fin du monde arrive.
[...] jeta dix francs au cocher, avec la prodigalité d’un homme veuf qui, dans le paroxysme de son plaisir, ne prend garde à rien.
Les pères doivent toujours donner pour être heureux.
Donner toujours, c’est ce qui fait qu’on est père.
[...] en faisant une de ces jolies moues que font les femmes quand elles 388 veulent se moquer de quelque scrupule pour le mieux dissiper.
Vous doutez de l’avenir, vous n’osez pas vous lier à moi.
Vous croyez être grand, et vous êtes petit.
Eugène était pétrifié par l’inépuisable dévouement de cet homme, [...]
Le bon Dieu peut me faire souffrir tant qu’il lui plaira, pourvu que ce ne soit pas par vous, [...]
[...], s’il vous faut ma part de paradis, je vous la donne.
Eugène ne pouvait pas se dissimuler que l’amour du père, qu’aucun intérêt personnel n’entachait, écrasait le sien par sa persistance et par son étendue.
La vieille hôtesse était là comme Marius sur les ruines de Carthage.
Ah ! dame ! fit Sylvie en hochant la tête, ces vieilles filles, ça connaît les rubriques.
Voilà une journée qui me met dix ans de plus sur la tête.
Avant dix jours la mort y viendra, vous verrez, lui dit-elle en jetant un regard lugubre sur la salle à manger. Qui prendra-t-elle ?
C’est des émotions qui ne se rencontrent pas deux fois dans la vie des jeunes gens.
L’amour à Paris ne ressemble en rien aux autres amours.
[...] ces jolis rêves que font tous les jeunes gens quand ils ont encore sur les lèvres le goût du bonheur.
Si cette idée était vraie, je n’y survivrais pas.
[...], il trouva la conversation entre le père et la fille trop intéressante pour ne pas l’écouter.
[...], est-on maître de son premier mouvement dans une catastrophe ?
Monnaie fait tout.
Que nous chante t il donc là, cette grosse souche d'Alsacien ?
[...] il y a une place de Grève pour les gendres de cette espèce-là, [...]
Nous avons si peu de raison quand nous nous marions !
[...] il est si facile de lire dans le cœur des gens qu’on aime, un rien suffit [...]
Les pères devraient vivre autant que leurs enfants.
Vous ne me faites connaître que vos larmes.
Mon cœur est grand, il peut tout recevoir.
N’était-ce pas à lui de réfléchir pour nous ?
Eugène resta muet, saisi de tendresse par l’expression naïve d’un sentiment vrai.
Elle sourit et s’arma contre le plaisir qu’elle éprouva, pour laisser la conversation dans les bornes imposées par les convenances.
A-t-on vu des domestiques ne pas avoir confiance dans leurs maîtres !
[...] dans le récit desquels il est impossible de compromettre la pudibonde phraséologie de l’époque.
[...] épouvanté de cet élégant parricide.
Il pressentait qu’elle était capable de marcher sur le corps de son père pour aller au bal, et il n’avait ni la force de jouer le rôle d’un raisonneur, ni le courage de lui déplaire, ni la vertu de la quitter.
[...], il entassa des raisonnements assassins pour justifier Delphine.
[...] là où le crime apparent est excusé par les innombrables modifications qu’introduisent au sein des familles la différence des caractères, la diversité des intérêts et des situations.
Eugène voulait se tromper lui-même, il était prêt à faire à sa maîtresse le sacrifice de sa conscience.
Depuis deux jours, tout était changé dans sa vie. La femme y avait jeté ses désordres, elle avait fait pâlir la famille, elle avait tout confisqué à son profit.
L’amour n’est peut-être que la reconnaissance du plaisir.
[...] un éclair d’orgueil brilla dans ses yeux, et il eut le déplorable courage de garder le secret sur ses plus nobles sentiments.
En ces moments tout est souffrance, et certains mots sont impossibles à prononcer.
[...] cette douleur si noblement contenue.
[...], vous êtes jeune, vous pouvez croire à quelque chose, [...]
[...] son dernier adieu mouillé de larmes qui prouvaient que les personnes les plus élevées ne sont pas mises hors de la loi du cœur et ne vivent pas sans chagrins, comme quelques courtisans du peuple voudraient le lui faire croire.
Moi, je suis en enfer, et il faut que j’y reste.
Les circonstances atmosphériques ne l’affectent plus.
[...], les yeux fixes sur cette tête effrayante et douloureuse à voir.
Les belles âmes ne peuvent pas rester longtemps en ce monde.
Les médecins qui ont exercé ne voient que la maladie, moi, je vois encore le malade, [...]
Pour un père, l’enfer, c’est d’être sans enfants, [...]
Monsieur Goriot se meurt, eh ! bien, c’est ce qu’il a de mieux à faire.
Ah ! mon ami, ne vous mariez pas, n’ayez pas d’enfants ! Vous leur donnez la vie, ils vous donnent la mort. Vous les faites entrer dans le monde, ils vous en chassent.
J’avais trop d’amour pour elles pour qu’elles en eussent pour moi.
Un père doit être toujours riche, il doit tenir ses enfants en bride comme des chevaux sournois.
Je souffre en ce moment ce qu’il faut souffrir pour mourir, [...]
J’aurais voulu tout savoir, mais ce que j’ai bien su, c’est que j’étais de trop sur terre.
La patrie périra si les pères sont foulés aux pieds.
J’ai vécu pour être humilié, insulté.
La loi veut qu’on vienne voir mourir son père, [...]
Si elles ne sont pas venues, elles ne viendront pas.
Elles n’ont jamais su rien deviner de mes chagrins, de mes douleurs, de mes besoins, elles ne devineront pas plus ma mort ; elles ne sont seulement pas dans le secret de ma tendresse.
Rien, personne. Mourrai-je donc comme un chien ?
[...], ne mariez pas vos filles si vous les aimez.
Ne pas les voir, voilà l’agonie !
Le monde pourra me blâmer, je méprise l’opinion.
[...] une prostration complète de ses forces écrasées par une tyrannie morale et physique.
[...] poussa des cris plaintifs et inarticulés, à la manière des animaux qui ont une grande douleur à exprimer.
[...], le vieillard fit un han prolongé qui annonçait une satisfaction effrayante à voir.
[...] ce terrible éclat d’une force de sentiment qui survivait à la pensée, [...]
Ce fut une apparition grave et terrible que celle de la comtesse.
[...], il me semble que vous devriez plaisanter sur quelque sujet moins lugubre.
[...], il sera mort comme il a vécu.
Un des privilèges de la bonne ville de Paris, c’est qu’on peut y naître, y vivre, y mourir sans que personne fasse attention à vous.
[...] dans une époque où la religion n’est pas assez riche pour prier gratis.
Il lança sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : – À nous deux maintenant !
(Le Père Goriot)
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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2020 11:37 am    Sujet du message: Répondre en citant


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