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Le mystère du lac - Robert McCammon

 
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Tango's
Invité





MessagePosté le: Dim Juil 26, 2015 6:58 pm    Sujet du message: Le mystère du lac - Robert McCammon Répondre en citant

http://images.noosfere.org/couv/l/ldp31856-2010.jpgTitre original : Boy's Life, 1991
Dernière édition : LIVRE DE POCHE 2010, 764 pages
Autres éditions : Albin Michel (1993 et 2007), Pocket (1995)
Prix obtenu : Bram Stoker (1992) et World Fantasy (1992)

--- Résumé de l'éditeur "
"Dans la tranquille petite ville de Zéphyr, Alabama,dans les années 60, le jeune Cory et son père sont témoins d'un horrible accident : un inconnu, prisonnier d'une voiture, disparaît dans les profondeurs d'un lac. A Zephyr, soudain, les démons se réveillent. Le temps de 4 saisons, durant lesquelles surgissent vrais méchnats et créatures fantasmagoriques, Cory élucide les mystères qui l'entourent, découvre le monde des adultes, et notamment une vieille Noire de cent six ans qui charme les serpents et connaît le langage des morts. Initié à ces mystères, Cory comprend qu'outre la santé mentale de son père, sa vie est également en jeu.

--- Ce que j'en ai pensé ---
Étonnant que la traduction du titre dans notre belle langue, puisque le titre originale est « Boy's life » (pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'anglais, on pourrait traduire par « la vie de garçon ») s'est transformé en « Le mystère du lac ». Pour le coup, je trouve la transformation du titre intrigante. Ce roman fut récompensé par deux prix littéraire : Prix Bram Stoker et Prix World Fantasy en 1992.
Pour ce livre, nous suivons l'histoire de Cory. Ce petit garçon pourrait-être Robert McCammon. D'ailleurs, dans l'introduction, je me suis posé la question s'il ne s'agissait pas d'une sorte de biographie. Les points communs sont légions. Ainsi, tous deux sont né en juillet 1952 (même année que Clive Barker et Stephen Laws –, il est presque de la génération d'auteurs fantastiques : James Herbert (1943), Dean Koontz (1945), Graham Masterton (1946), Francis Paul Wilson (1946), Stephen King (1947), Dan Simmons (1948) – c'est dire que cette génération est talentueuse), tous deux en Alabama, tous deux sont écrivains, tous deux le sont devenus en 1978 (non traduit chez nous « Baal »),… Quelque-part, j'entre en intimité avec l'auteur.

Nous démarrons le récit par les yeux de Cory lorsqu'il a onze ans (presque douze) en 1963. En cette fin d'hiver, Cory aide son père à livrer du lait. Durant le trajet, un véhicule manque de les percuter et se dirige vers le lac. Héroïque, son père se jette dans les eaux froides et profondes pour venir en aide à l'accidenté. Mais est-ce réellement un accident ? Cet événement tragique va bouleverser son père.

Je suis impressionné par l'écriture. Nul besoin de rappeler que ce n'est pas tout à fait Cory qui raconte son histoire, mais Robert McCammon. Le style se veut mélancolique d'une enfance rêveuse et pleine de magie. Tout est fluide et se lit avec aisance. Je me surprend à avancer sans peine ce beau pavé.
Nous sommes dans cette petite ville du sud des États-Unis – Zephyr (rien à voir avec la divinité grecque). L'auteur nous décrit le cadre fidèle à l'image que l'on peut se faire des États du sud en 1960. D'un côté, nous avons une communauté de noirs qui sont dans une ville inondable – Bruton – et de l'autre, les blancs. Il n'y a pas de mélange, pas de métissage. La mentalité à survécu à la guerre de Sécession et beaucoup d'habitants sont racistes. Les gens sont catholiques pratiquants. D'ailleurs, j'ai adoré le passage avec l'attaque des guêpes durant la messe de Pâques, ainsi que le sermon du pasteur locale sur la débauche de la musique des Beach Boy.
La durée du livre se fait sur une année. Durant ce laps du temps, Cory grandira plus vite et son enfance laissera place à l'age adulte. Confronté à de nombreux problèmes qui le touchent, l’insouciance juvénile s'éloigne peu à peu de lui. J'ai évoqué le racisme qui prend un rôle majeure dans les États-Unis des années 60, mais également cité de façon plus rare et évasive, la guerre froide, ainsi que la guerre du Vietnam. Et puis, la transformation du pays de l'oncle Sam tout comme le monde vers le capitalisme. Les petits commerces sont remplacés par un centre-commerciale et l'emploi de laitier du père est menacé. L'ère du tout tout-de-suite et la victoire de l’ignominie plastique sur le verre sont abordés. Nous observons impuissant à la mutation de la ville de Zephyr vers un avenir incertain.
J'ai été scotché par cette ambiance sixties, de cette enfance de Cory. Ce jeune adolescent rêve de devenir écrivain. Ce fut un plaisir de partager ses aventures avec ses trois amis (Davy Ray, Ben et Johnny). Souvent drôle, parfois tragique, sa vie est mouvementée.

Avec tout cela on n'oublierai presque le mystère du lac. J'ai trouvé que la trame était trop peu exploité et trop timide. Il faudra attendre plus de la moitié pour que des pièces apparaissent au compte-goutte. Et puis, tout devint limpide. On connaît plus ou moins qui est le responsable – Cory aussi –, mais l'auteur étale l'énigme sur de longues pages. Puis, tout s'emboîte et les éléments convergent vers ce que je pensais. Bien que je susse la finalité, j'ai été scotché par les dernières pages. Il m'était impossible de lâcher le livre. Un très bon final qui parachève cette histoire. La dernière partie intitulé « Zephyr tel qu'il est » provoque un maelstrom d'émotions et de mélancolies.
Et le Fantastique dans tout cela ? Il est présent. Aussi timoré que l'enquête, il pointe son nez par de délicieux moments. Il y a cette femme – La Dame – une centenaire de couleur. Elle a des pouvoirs mystiques. J'aurai aimé qu'elle soit plus présente dans le livre. Toutefois, elle jouera un rôle majeur. Cory, aussi, possède certains facultés – tout comme son père. Il est hanté pas un rêve étrange.
Mais Robert McCammon est un auteur d'horreur et de nombreux passages sont cruels, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'ai en mémoire l'une des rixes mémorables entre la bande à Cory et les frères Branlin.
J'ai été immergé et tendu lors de divers passages avec le père de Cory. Je pouvais ressentir toute cette tension palpable.

Robert McCammon nous habitue à une multitude de personnages. À l'instar de « Scorpion », il nous peint un village réaliste. Il faut souvent s'accrocher pour retenir tous ces noms. J'ai souvent été pris d'une soudaine amnésie me demandant qui était celui-là. Mais faut avoué qu'ils ont tous un rôle. Dedans, j'ai vraiment apprécié le petit singe – au doux nom de Lucifer – qui rend la vie des villageois un enfer.

Si je dois lui trouvé des défauts, je dirai que le livre se concentre plus vers Cory que vers les éléments fantastiques. Je pourrai aussi parler de la narration à la première personne, genre que je
déteste, mais elle est ici souvent mélangé avec la troisième personne. Ce roman comporte de temps à autre des longueurs, mais je ne me suis pas lassé (bien que je n'ai pas aimé le passage dans le train).

Je pourrai encore m'étaler sur l'atmosphère, sur les personnages, sur les faits (certains sont irrésistibles, hilarantes, douloureuses, émouvantes, toutefois criantes de vérité), mais comment peut-on résumé un livre de près de 760 pages en quelques lignes ? Robert McCammon nous narre une fabuleuse odyssée, celle de son enfance bien qu'enjolivé, et quand on sait qu'il l'a écrit en six mois. J'ai aimé ses tournures de phrases, son écriture. Robert McCammon est une légende. Il est une valeur sûr pour toute personne qui aime le Fantastique.
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theyoubot



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MessagePosté le: Dim Juil 26, 2015 10:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois que c'est le meilleur texte que j'ai lu de toi. Tu vends bien le roman.
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Tango's
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MessagePosté le: Lun Juil 27, 2015 7:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci *Wink* . C'est une question d'appréciation, mais je trouve Robert McCammon excellent. Je le trouve meilleur que certains de ses compères (notamment Koontz qui a tendance à tourner en rond). J'ai lu quatre livres de lui sur dix de traduits (une goutte d'eau comparé sa bibliographie). Le constat est le suivant, quatre livres = quatre thèmes différents (lycanthropie, chasse à l'Alien, mythologie grecque, enfance).
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