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Les Misérables - Victor Hugo

 
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Auteur Message
'Sandipoete



Inscrit le: 16 Juin 2005
Messages: 2
Localisation: Nord

MessagePosté le: Jeu Juin 16, 2005 8:05 am    Sujet du message: Les Misérables - Victor Hugo Répondre en citant

Oeuvre immense, joyau du patrimoine littéraire national, riche en figures assimilées par notre imaginaire ou notre langue, c'est un roman touffu mais d’une lecture aisée, populaire mais déroutant, qu'il faut avoir lu.
Jean Valjean, un ancien forçat condamné en 1796, trouve asile, après avoir été libéré du bagne et avoir longtemps erré, chez Mgr Myriel, évêque de Digne. Il se laisse tenter par les couverts d’argent du prélat et déguerpit à l’aube. Des gendarmes le capturent, mais l’évêque témoigne en sa faveur et le sauve. Bouleversé, Jean Valjean cède à une dernière tentation en détroussant un petit Savoyard puis devient honnête homme. En 1817 à Paris, Fantine a été séduite par un étudiant puis abandonnée avec sa petite Cosette, qu’elle a confiée à un couple de sordides aubergistes de Montfermeil, les Thénardier. Elle est contrainte de se prostituer...
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Alis



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Messages: 16
Localisation: Trelissac

MessagePosté le: Jeu Juin 01, 2006 6:22 am    Sujet du message: Répondre en citant

Triste mais tres beau
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Je suis folle des livres
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Lisbeï



Inscrit le: 04 Avr 2005
Messages: 6055
Localisation: Sud

MessagePosté le: Jeu Juin 01, 2006 11:39 am    Sujet du message: Répondre en citant

Obligatoire mais très ennuyeux... A mon avis, bien sûr !

Je préfère infiniment les autres romans d'Hugo, surtout Les Travailleurs de la mer (ou L'homme qui rit).
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Même le soleil se couche.
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Oralixe



Inscrit le: 19 Aoû 2006
Messages: 53

MessagePosté le: Sam Sep 16, 2006 12:24 am    Sujet du message: Répondre en citant

moi je l'ai lu (deux fois!) et franchement j'ai beaucoup apprécié !! enfin des personnages "vrais". J'ai de la patience, le fait qu'il s'agisse de pavé ne m'a pas dérangée (à part au début, la lonnnngue description sur les 60 premières pages de la vie de l'évèque, merci mais non) (par contre, j'ai parfaitement subi les descriptions des égouts de paris et la bataille de waterloo... allez savoir...). Je ne dirais pas que tout le monde doit lire ce livre, mais du moins le connaitre, mais je comprend qu'on puisse le trouver ch... a se taper, là, comme ça.

Mais moi j'ai aimé *Smile*
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petit rat



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 161
Localisation: Belgique, Brabant Wallon

MessagePosté le: Sam Déc 16, 2006 12:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

je l'ai lu aussi, en entier, il y a très longtemps et j'en garde un souvenir impérissable!
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un livre c'est un ami!
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Laria



Inscrit le: 09 Fév 2007
Messages: 1888
Localisation: Ankh-Morpok

MessagePosté le: Dim Fév 18, 2007 7:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que j'étais trop jeune quand je l'ai lu, car je m'y perdais un peu. Néanmoins, j'en ai quand même gardé une bonne impression et je pense le relire un jour.
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Mille et un mondes
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sandrounette



Inscrit le: 21 Avr 2007
Messages: 15
Localisation: Carpentras

MessagePosté le: Sam Avr 21, 2007 12:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quel chef d'oeuvre! Il y a bien sûr des passages plus ennuyants que d'autres (la bataille de Waterloo en détails...) que je n'ai pas hésté à sauter. Cependant, quand on comptabilise les passages ennuyeux et le reste, ce livre reste un régal à lire.
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Le bonheur ça s'trouve pas en lingot mais en p'tite monnaie (Bénabar)
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Outremer



Inscrit le: 26 Avr 2007
Messages: 825
Localisation: France

MessagePosté le: Jeu Avr 26, 2007 6:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Au fond, il y a une bonne moitié du roman qui ne porte pas du tout sur l'histoire de Jean Valjean, Cosette et les autres, mais sur les considérations que porte Hugo sur son époque ainsi que sur les décennies qui ont précédé et qui l'ont beaucoup marqué (la Révolution et l'Empire). Et c'est extrêmement intéressant. Le point de vue de Victor Hugo est étonnamment moderne, lucide, équilibré et progressiste, sans pour autant être aseptisé (il est fasciné par Napoléon tout en ayant conscience de ses défauts).

Le style est bien sûr magnifique. En fait, je ne crois pas en avoir jamais rencontré de meilleur. Hugo saisit le lecteur, lui fait voir, vivre et penser ce qu'il raconte. Qu'il s'agisse de descriptions épiques, de dilemmes intérieurs ou de réflexions sociales, on ne peut jamais rester indifférent à cette perfection de la forme, qui met en valeur la qualité du fond.
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EcumeDesEtoiles



Inscrit le: 29 Nov 2006
Messages: 296
Localisation: Tigane

MessagePosté le: Jeu Avr 26, 2007 7:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Outremer a écrit:
on ne peut jamais rester indifférent à cette perfection de la forme, qui met en valeur la qualité du fond.

J'aime beaucoup cette remarque Outremer. En effet, je trouve qu'elle correpond particulèrement bien aux romans d'Hugo.

Quant aux Misérables, je l'ai lu il y a assez longtemps, mais je me rappelle avoir adoré. La fin m'avait même tiré des larmes. C'est un livre très fort, très dur et très beau à la fois, comme souvent chez cet auteur. Il faudrait que je le relise...ah tant de livres à lire et à re-lire!!!
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Fantasio



Inscrit le: 05 Juin 2008
Messages: 49
Localisation: Ardennes

MessagePosté le: Mer Juil 02, 2008 12:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois qu'avec "Crime et châtiment" de Dostoïevski c'est le plus beau roman de tous les temps.
Une oeuvre immense, démesurée et géniale. Victor Hugo est au sommet de son art avec ce livre.
C'est grand, beau, très profond et passionnant. Je l'ai lu quatre fois et j'espère bien le relire encore. J'aime TOUT Victor Hugo mais "Les Misérables" dépasse de loin ses autres oeuvres.
C'est LE roman français dans toute sa splendeur. C'est aussi le roman de la révolution. Ce livre est l'âme de la France.
Bon.... je suis peut-être un poil grandiloquent là... *Razz*
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Aurélia



Inscrit le: 26 Juil 2008
Messages: 13
Localisation: Devant mon ordinateur

MessagePosté le: Dim Juil 27, 2008 7:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai adoré! On m'a d'abord déconseillé de le lire en me disant que Victor Hugo était payé au mot... Mais j'ai quand même tenté l'expérience et je ne suis vraiment pas déçue. C'est un des seuls livres qui a réussi à m'arracher des larmichettes: le destin tragique de Fantine, l'enfance de Cosette, la mort de Gavroche ou même le suicide de Javert, l'aurité même, après avoir laissé volontairement Jean Valjean s'enfuire. Mais surtout la méprise de la fin et la mort de Jean Valjean!
Mais il y a aussi des moments émouvants comme la complicité de Jean Valjean et Cosette, les premiers amours de celle-ci avec Marius...
Qui n'a jamais voulu écrabouiller Thénardier et son hypocrisie quand Jean Valjean vient chercher Cosette et que l'aubergiste se plaint: "Mais monsieur, nous sommes si pauvres...". Il y a une super adaptation, fidèle au roman, ce qui est rare, (non pas celle avec Depardieu...:\) avec Jean Gabin et Bourvil qui incarne Thénardier à la perfection!
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"Mais c'est là ce qui caractérise la jeunesse; chez elle toute nouvelle compréhension devient exaltation." Zweig, La pitié dangereuse
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Moi



Inscrit le: 11 Mai 2009
Messages: 7

MessagePosté le: Lun Mai 11, 2009 9:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

Quel plaisir de lire ces posts!
Pour ma part, je reprends ce mot de Fantasion "Ce livre est l'âme de la France!"
Je l'ai lu 2 fois, j'ai également aimé l'homme qui rit, 1793 et les travailleurs de la mer mais je crois à mon humble avis que la quintessence littéraire est dans les misérables. Voilà bien quatre ans qu'il n'a pas été délogé de sa première place dans mon estime, à côté des irremplaçables frères karamazov, Faust, Guerre et Paix...
La pensée politique de Marius passant de monarchiste puis bonapartiste pour enfin républicain est en fait la pensée de l'auteur qu'il nous sert sur un joli plateau émaillé de ses plus belles réflexions sociales. J'adore comment ce génie dissèque les consciences, qu'elle soit celle de Javert en plein dilemme Loi/Humanisme, celle de Marius dans celui de Promesse au père/Devoir...Bref, je pense que je le relirai dans ma vie encore deux ou trois fois tant peu de romans m'ont autant procuré de pareilles voluptés!
Et pour reprendre un autre membre ici, je crois également que le style Hugolien est parmi les plus divins : une éloquence épique, une ironie grave et en même temps légère, on sent le Homère, on sent le Shakespeare, on sent surtout un nouveau souffle le Hugo!
Moi aussi je fais dans le grandiloquent mais ma foi quand on parle d'Hugo on ne parle pas de Zola, on entre par le simple fait d'évoquer ce nom dans les steppes de l'idéal et de la grandeur...
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Turb
Evangélisateur multiusage


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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2009 10:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé lire ce livre, quoique moins que Notre-Dame de Paris. Mais comme beaucoup a été dit depuis qu'il a été écrit sur ce livre, je souhaite consacrer ce post à une recherche existentielle :

...qui a été capable de lire la partie décrivant les égouts de Paris sans utiliser son droit pennacquien de sauter des pages ?

Note : cela a été le cas des personnes interrogées jusqu'ici, dont le mien, alors que je saute très rarement des pages.

Note 2 : pour vous aider, c'est ce texte (...moins long que dans mon souvenir mais magnifique) : http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Mis%C3%A9rables_TV_L2
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En cours de lecture : Le Mythe de Sisyphe, d'Albert Camus
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Outremer



Inscrit le: 26 Avr 2007
Messages: 825
Localisation: France

MessagePosté le: Mar Mai 12, 2009 2:35 am    Sujet du message: Répondre en citant

Personnellement, j'ai tout lu. C'est dans Les Travailleurs de la mer que j'ai craqué et que j'ai sauté un morceau assez long (quand Gilliatt est en train de travailler à récupérer le moteur du bâteau). Je n'ai pas essayé Notre-Dame de Paris... parce que j'ai lu des résumés de l'histoire et que je crains qu'elle ne m'inspire l'envie de me flinguer...
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Moi



Inscrit le: 11 Mai 2009
Messages: 7

MessagePosté le: Mar Mai 12, 2009 9:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'avoue que j'ai failli craquer non pas pour les égoûts mais pour Gilliatt qui peine avec sa durande jai pas sauté mais j'ai lu en ayant la tête ailleurs ce qui du reste revient au même résultat : ne pas lire!
J'aime pas sauter des pages, j'ai une impression d'inachevé et une sorte de regret, je préfère peiner, patienter, en souffrir pour enfin avoir la joie de me libérer et ne plus recommencer avec l'auteur que l'inverse. D'ailleurs, ça tombe bien Turb parce que le roman que tu lis en ce moment, Anna Karénine est le meilleur exemple de romans pour lequel j'ai patienté avec force pour les passages agricoles...pour exulter ensuite.
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krys



Inscrit le: 14 Aoû 2003
Messages: 4562
Localisation: à l'ouest

MessagePosté le: Mar Mai 12, 2009 12:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

moi, il me semble que j'ai sauté quelques passages, mais pas les égouts de Paris, c'était plutôt de grandes envolées lyriques (mais je n'ai pas le texte en mémoire) qui m'ennuyaient.
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Fantasy can become reality (Stratovarius).
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aurele



Inscrit le: 08 Juin 2005
Messages: 278

MessagePosté le: Mer Jan 11, 2012 6:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais lu en 1ere de larges extraits du roman mais l'ayant au programme du 1er semestre (uniquement parties "Fantine" et "Cosette"), j'ai continué à lire la suite car cela n'a aucun sens de ne pas lire tout le roman. J'ai l'édition Livre de poche en 2 tomes et je viens juste de terminer le 1er.
Au niveau des romans de Hugo, je n'ai lu que Notre-Dame de Paris.
L'écriture de Hugo est puissante comme cela a déjà été dit. Il y a des passages vraiment bouleversants dans tout ce premier tome de quasiment 1000 pages (en comptant une préface introductive à l'édition). Le destin de Jean Valjean avec sa rédemption progressive, thème central de l'oeuvre pour ce personnage, celui de Fantine et celui de Cosette enfant sont très émouvants. Marius a lui aussi un côté touchant, du moins pour le moment car il paraît qu'il devient agaçant dans la suite, je verrai bien. C'est une oeuvre totale qui comporte évidemment un rapport à la politique, à l'Histoire, à la société puisque le but de Hugo est de montrer la misère à la fois sociale et aussi du coeur ou plutôt des coeurs. Le livre sur Waterloo avec ce côté épique propre à Hugo que l'on retrouve dans d'autres passages est certes une digression assez longue mais dont la lecture par le souffle incroyable de l'écriture a été plaisante. En revanche, la partie sur le couvent du Petit-Picpus et celle sur l'histoire du couvent m'a profondément ennuyé, j'ai tout de même lu. Le chapitre "Une tempête sous un crâne" est magistral mais il y a tellement de scènes extraordinaires dans ce roman que toutes les énumérer est impossible. La partie sur Monseigneur Myriel n'est pas du tout inintéressante et le personnage joue un rôle clé. Je ne me souvenais plus de ce personnage. Il faut dire que j'avais lu des passages sur Cosette enfant, sur la misère sociale, sur Fantine, sur Gavroche, il y avait aussi le portrait d'Eponine me semble-t-il dans mes lectures puisque c'était dans le cadre d'un TPE sur la condition des enfants à l'époque de l'écriture des Misérables, notamment vis-à-vis du travail. On avait intégré Fantine car elle est une jeune fille.

L'adaptation avec Bourvil et Gabin est évoquée ci-dessus et elle est effectivement très réussie même si je ne me souviens pas de l'avoir vu en entier. En 2000 lors de la diffusion de l'adaptation de Dayan, j'avais 8 ans et je n'avais pas lu le roman. Je pense que j'avais aimé à l'époque mais si je la voyais à nouveau, je pense que je détesterais car Dayan n'est pas toujours très fidèle aux oeuvres qu'elle adapte. Elle supprime des éléments et évènements, en transforment et en rajoutent.
Rien ne vaut la lecture du roman de Hugo de toute manière. On croit le connaître mais c'est faux. On a qu'une vision partielle puisqu'il y a tous les "petits romans", des personnages très nombreux, des évènements multiples. On n'en connait en général que les grandes lignes. Je vais sans doute prendre mon temps pour lire le second tome qui fait lui aussi environ 1000 pages, un peu moins néanmoins en ce qui concerne le texte de Hugo.


Dernière édition par aurele le Dim Juin 24, 2012 3:35 pm; édité 1 fois
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carabas
Austen addict


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MessagePosté le: Dim Juin 24, 2012 1:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Aurélia a écrit:
J'ai adoré! On m'a d'abord déconseillé de le lire en me disant que Victor Hugo était payé au mot...

C'est faux. Hugo n'a pas voulu que ce roman soit publié en feuilleton. Les longues digressions correspondent en fait à sa vision du roman total.

Bon, j'avoue avoir sauté les descriptions de Waterloo et de Picpus, mais sinon, je trouve que tout est intéressant dans ce roman, qu'il n'y a rien de trop.

J'ai beau avoir lu le roman, je suis toujours sous le charme à la relecture. Bon, j'avoue le redécouvrir dans sa totalité, car je n'avais lu qu'une version abrégée + quelques extraits. Je découvre avec plaisir les passages que je ne connaissais pas, je suis transportée par la relecture de ceux que je connais. Pour moi, c'est LE roman.
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aurele



Inscrit le: 08 Juin 2005
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MessagePosté le: Dim Oct 14, 2012 9:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai terminé il y a deux jours le roman et cela a confirmé mes impressions de la lecture du premier tome en les enrichissant. Mon tome commence à "Patron-Minette". Beaucoup de personnages m'ont touché évidemment, Jean Valjean en premier avec une fin de roman marquante et qui ne peut laisser insensible. Eponine et Gavroche sont deux autres figures importantes, émouvantes, touchantes par leurs actes même si Eponine fait certaines choses contre Marius par amour mais en tant que lecteur, je l'ai compris. Cosette et Marius sont les personnages qui par leurs actes sont les moins sympathiques avec Thénardier évidemment. Javert est un cas à part puisqu'il évolue, est destabilisé et "Javert déraillé" est un moment fascinant du roman. On comprend Marius, en revanche Cosette adulte m'est antipathique. Elle est creuse par ailleurs. Les figures du père Mabeuf et d'Enjolras sont grandioses par leurs actes. Beaucoup de passages m'ont marqué : guet-apens (je ne peux pas trop en dire pour ceux qui n'ont pas encore lu le roman), barricades (très long, épique et en même temps plusieurs morts émouvantes, courageuses ou dues à la fatalité voire l'imprudence), traversée des égouts et trois derniers livres du roman essentiellement. La fin ne peut laisser selon moi indifférent, ne peut qu'émouvoir. La peinture des sentiments amoureux par Hugo est de toute beauté, sensible, on sent l'homme amoureux qu'il a été en lisant ce roman. Ecriture encore une fois grandiose, épique, puissante. Construction narrative remarquable. C'est vraiment un chef-d'oeuvre de la littérature tout court, pas seulement de la littérature française.
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Liphé



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 4:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Beaucoup semblent l'avoir lu, mais à partir de quel âge pourrais-je le lire ?

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Akarja



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 6:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Coucou Liphé !

Moi j'ai attendu mes 20 ans pour commencer à m'intéresser à cette oeuvre... J'ai parfois envie de me dire que j'ai attendu trop longtemps car j'ai adoré *Smile* Le style de Victor Hugo est magnifique, et l'histoire est vraiment touchante (je passerais sur les longueurs telles que la description de Waterloo ou du fonctionnement d'un couvent, qui sont des moments qui ne m'ont pas branché ! Mais pour autant ça n'ôte rien au récit... Il n'appartient qu'à nous, lecteurs passionnés, de se faire une raison ou même de sauter quelques pages... sauf si l'on en ressens quelques remords). D'une manière totalement subjective je dirai que c'est l'un des plus classiques du monde de la littérature française *Smile*

Je sais qu'il existe des versions 'simplifiées' pour les jeunes... Je n'y ai jamais jeté un oeil et je ne sais pas vraiment ce que ça vaut... Je ne sais pas s'ils ont seulement abrégé ou si d'autres modifications ont été apportées.
A la limite ce que tu peux tenter de faire, c'est de faire un essai, soit dans une édition abrégée, soit dans l'édition complète... et de voir ce qui te plait.

Quel âge as-tu exactement ? Je dirai qu'à partir de 15 ans c'est largement faisable si tu es motivée... Après je n'en sais rien... Tout dépend également de ta maturité *Smile*
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Liphé



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 6:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je vais avoir mes treize ans dans quelques mois, je vais donc attendre un peu. J'ai lu le manga inspiré de l'histoire qui m'a plutôt plu.

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Akarja



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 7:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas dis que tu ne pouvais pas avant 15 ans, j'ai estimé seulement que ça me semblait l'âge requis - et c'est une estimation qui n'est pas prouvée scientifiquement :p
Tout dépend de ta maturité, de ta motivation, de ton envie... Le mieux c'est d'essayer pour voir, mais le mieux c'est d'en avoir envie... je pense que pour prendre plaisir à lire il faut créer l'envie de lire *Smile*

C'est quel manga ? je ne connais pas.
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Liphé



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 8:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il porte le même nom que le roman : Les misérables - Victor Hugo
J'ai une photo mais je ne comprends pas comment l'insérer *Embarassed*
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Akarja



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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2014 8:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il faut que tu sélectionnes l'URL de l'image (le plus souvent l'adresse que tu obtiens en cliquant droit sur ladite image sur le web et que tu fais copier l'URL de l'image)
Puis tu le colles...
Sur ce forum il faut que tu fasses prévisualisation pour accéder aux balises. Là tu sélectionnes le lien que tu as collé et tu cliques sur Img dans la barre d'outil au-dessus de la fenêtre d'écriture *Smile*

D'acc *Smile*
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Lisbeï



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MessagePosté le: Jeu Mar 20, 2014 7:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'en ai lu la version abrégée (bibliothèque verte, à l'époque) avant 15 ans, j'en suis sûre, et j'avais bien aimé... même si honnêtement au même âge je préférais Les 3 Mousquetaires ou 20 000 lieues sous les mers et autres Jules Verne.
_________________
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carabas
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MessagePosté le: Jeu Mar 20, 2014 4:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore ce livre.
Certains passages sont sublimes.

Spoiler:

La mort de Gavroche me tire les larmes chaque fois que je la lis.


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Shape.



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Messages: 21

MessagePosté le: Dim Nov 02, 2014 12:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'ai fini il y a quelques jours !
J'ai beaucoup apprécié cette histoire d'un auteur lu et reconnu malgré les looooongues descriptions (pourtant je suis de nature patiente mais là quand même ...). "Heureusement" pour moi, j'ai une édition abrégée qui a su garder intacte la vision et l'histoire de Victor Hugo dans toute sa splendeur !
Bref, j'ai adoré l'histoire de Jean Valjean, de Fantine, de Cosette, de Gavroche, de Marius et de tous les autres personnages. C'est une histoire qui prend au coeur.
Et les Misérables ne sont pas forcément ceux que l'on pense !

(Ps: Le prochain livre de Victor Hugo qui est dans ma PAL est "Le dernier jour d'un condamné". J'espère qu'il sera à la hauteur des Misérables, mais ça, je n'en doute pas trop !)
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Naoko



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MessagePosté le: Mer Nov 12, 2014 12:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

Quelle version abrégée ?

En y réfléchissant, Les Misérables est le seul livre à plusieurs tomes que je suis arrivée à finir !
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Jeanjean



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MessagePosté le: Jeu Déc 08, 2016 8:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

A mon âge, ne pas avoir lu Hugo: c'est impardonnable. J'ai commandé "Les Misérables"!
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maurice



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MessagePosté le: Mar Avr 11, 2017 8:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Shape. a écrit:
j'ai une édition abrégée


C'est dommage car Lire "les Misérables" en abrégée je pourrais pas le faire, déjà que l'édition que je possède est en un seul volume et relié façon beau livre qui commence a vieillir doucement vu le nombre de fois que je lai relus, d'ailleurs je vais m'empresser de le relire *Wink* *Smile*
_________________
"Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l'horizon" (Jack London)
Maintenant je ne retarde rien Ne repousse ou ne conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies Je me dis que chaque jour est spécial
Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale
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Jeanjean



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MessagePosté le: Dim Aoû 06, 2017 7:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Non, je vais lire l'intégrale en plusieurs tomes!
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Jeanjean



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MessagePosté le: Mar Déc 12, 2017 8:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Après un début de lecture plutôt ardu, me voici lancé! Ouf!!!
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Vassia



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MessagePosté le: Sam Jan 05, 2019 12:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis en plein dedans *Smile*

Voici pour vous une pensée de l‘auteur :
[...]imposer le passé au présent, cela semble étrange. Il y a cependant des théoriciens pour ces théories-là. Ces théoriciens, gens d’esprit d’ailleurs, ont un procédé bien simple, ils appliquent sur le passé un enduit qu’ils appellent ordre social, droit divin, morale, famille, respect des aïeux, autorité antique, tradition sainte, légitimité, religion ; et ils vont criant : — Voyez ! prenez ceci, honnêtes gens. —
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Vassia



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 1:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vive les vacances *Very Happy*
J'en ai profité pour mettre au propre les notes que j'avais prises en écoutant ce long roman *Smile*

Hop, cadeau *Wink* :

Victor Hugo
(Les Misérables)


Il y a des instants où la nature semble hostile.

Vrai ou faux, ce que l’on dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu’ils font.

[…], vous regardez un bonhomme, et moi je regarde un grand homme.

C’était une âme plus encore que ce n’était une vierge. Sa personne semblait faite d’ombre ; à peine assez de corps pour qu’il y eût là un sexe ; un peu de matière contenant une lueur ; de grands yeux toujours baissés ; un prétexte pour qu’une âme reste sur la terre.

[…] ; toute la première partie de sa vie avait été donnée au monde et aux galanteries.

M. Myriel devait subir le sort de tout nouveau venu dans une toute petite ville où il y a beaucoup de bouches qui parlent et fort peu de têtes qui pensent.

Personne n’eût oser en parler, personne n’eût osé s’en souvenir.

[…] il semble qu’il soit nécessaire qu’une femme soit mère pour être vénérable.

Parlant toutes les langues, il entrait dans toutes les âmes.

L’homme a sur lui la chair qui est tout à la fois son fardeau et sa tentation. Il la traîne et lui cède.

Le beau est aussi utile que l’utile, […] : Plus peut-être.

[…] Voici la nuance : la porte du médecin ne doit jamais être fermée, la porte du prêtre doit toujours être ouverte.

Je ne suis pas au monde pour garder ma vie, mais pour garder les âmes.

Les grands dangers sont au dedans de nous.

Ce que le prochain fait, Dieu le permet.

Comme on fait sa philosophie on se couche.

Que sert d’être en haut, si l’on ne voit pas plus loin que le bout du nez des autres ?

La mort est morte, croyez-moi.

Derrière la tombe, il n’y a plus que des néants égaux.

Mieux vaut être la dent que l’herbe.

Le moins de péchés possible, c’est la loi de l’homme.

La mort n’appartient qu’à Dieu. De quel droit les hommes touchent-ils à cette chose inconnue ?

Comme il savait le moment de se taire, il savait aussi le moment de parler.

L’esprit est un jardin.

D’ailleurs qui est-ce qui atteint son idéal ?

[…] avec ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend.

Détruire les abus, cela ne suffit pas ; il faut modifier les mœurs.

Le juge parle au nom de la justice ; le prêtre parle au nom de la pitié, qui n’est autre chose qu’une justice plus élevée. Un coup de tonnerre ne doit pas se tromper.

[…], et si la balance doit pencher, que ce soit du côté du peuple. Il y a plus longtemps qu’il souffre.

C’est un mauvais conducteur du genre humain que celui qui est athée.

Disons-le en passant, ce ne serait pas une haine intelligente que la haine du luxe. Cette haine impliquerait la haine des arts.

La première preuve de la charité chez le prêtre, chez l’évêque surtout, c’est la pauvreté.

La première preuve de charité chez un prêtre, un évêque surtout, c‘est la pauvreté

[…], ces trois pures lumières, la vérité, la justice et la charité.

Nous n’aimons le combat que tant qu’il y a danger ; […]

Pas une puissance qui n’ait son entourage. Pas une fortune qui n’ait sa cour.

Les chercheurs d’avenir tourbillonnent autour du présent splendide.

Ayez de la chance, vous aurez le reste ; […]

Le vulgaire est un vieux Narcisse qui s’adore lui-même et qui applaudit le vulgaire.

Aucune pourriture n’est possible au diamant.

Les spéculations abstruses contiennent du vertige ; […]

La méditation humaine n’a point de limite.

[…] ; le mystérieux monde qui nous entoure rend ce qu’il reçoit, il est probable que les contemplateurs sont contemplés.

Les gens accablés ne regardent pas derrière eux. Ils ne savent que trop que le mauvais sort les suit.

[…] cet air d’être chez soi qui est une chose inexprimable.

Il n’avait pas eu le temps d’être amoureux.

Il y a contre les braconniers un préjugé légitime.

Le braconnier, de même que le contrebandier, côtoie de fort près le brigand.

Les villes font des hommes féroces, parce qu’elles font des hommes corrompus. La montagne, la mer, la forêt font des hommes sauvages. Elles développent le côté farouche, mais souvent sans détruire le côté humain.

Dans ce cœur où il y avait eu une plaie, il y eut une cicatrice. Voilà tout.

Que devient la poignée de feuilles du jeune arbre scié par le pied ?

Il faut bien que la société regarde ces choses puisque c’est elle qui les fait.

C’était […] un ignorant, mais ce n’était pas un imbécile. La lumière naturelle était entrée en lui.

La colère peut être folle et absurde ; on peut être irrité à tort ; on n’est indigné que lorsqu’on a raison au fond par quelque côté.

Il n’avait d’autre arme que sa haine.

[…], le raisonnement avait disparu ; il n’y avait plus que l’instinct. La bête seule agissait.

Tout cela, lois, préjugés, faits, hommes, choses, allait et venait au-dessus de lui, selon le mouvement compliqué et mystérieux que Dieu imprime à la civilisation, marchant sur lui et l’écrasant avec je ne sais quoi de paisible dans la cruauté et d’inexorable dans l’indifférence.

Il semble que toute cette eau soit de la haine.

Il n’y a plus d’hommes. Où est Dieu ?

[…], qui est las prend le parti de mourir, […]

Libération n’est pas délivrance. On sort du bagne, mais non de la condamnation.

[…], quand des choses préoccupent l’esprit, on s’endort, mais on ne se rendort pas.

[…] de ce regard attentif qui étudie plus qu’il ne regarde.

[…], avec cette confiance de l’enfance qui se compose d’ignorance et d’innocence, […] (144)

[…], le malheur […] fait l’éducation de son intelligence ; […]

Il sentit que fortifier son intelligence, c’était fortifier sa haine.

[…] la misère, presque toujours marâtre, est quelquefois mère ; le dénûment enfante la puissance d’âme et d’esprit ; la détresse est nourrice de la fierté ; le malheur est un bon lait pour les magnanimes.

[…], il avait fait une chose dont il n’était déjà plus capable.

[…] ; étudier à Paris, c’est naître à Paris.

Qui veut rester vertueuse ne doit pas avoir pitié de ses mains.

[…], quelle transfiguration que d’aimer !

La gloutonnerie châtie le glouton.

Malheur à celui qui se livre au cœur changeant de la femme !

En amour, il n’y a pas d’amis. Partout où il y a une jolie femme l’hostilité est ouverte.

Une jolie femme est un casus belli ; […]

[…], le mariage est une greffe ; cela prend bien ou mal ; […]

Elle est devenue marbre en devenant boue. Qui la touche a froid. Elle passe, elle vous subit et elle vous ignore ; [..]

La vie et l’ordre social lui ont dit leur dernier mot. Il lui est arrivé tout ce qui lui arrivera.

[…], cette lueur de liberté que les hommes appellent la mort.

C’est-à-dire la fin de la prostitution pour la femme, la fin de l’esclavage pour l’homme, la fin de la nuit pour l’enfant. En votant la république, j’ai voté cela.

On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s’appelle prostitution

La curiosité est une gourmandise. Voir c’est dévorer.

[…], la première justice, c’est la conscience.

Vous redeviendrez honnête en redevenant heureuse.

Vous savez, dans ces classes-là, il y a souvent de ces évanouissements d’une famille. On cherche, on ne trouve plus rien. Ces gens-là, quand ce n’est pas de la boue, c’est de la poussière.

[…] ; elle n’avait jamais été jeune et semblait ne devoir jamais devenir vieille.
Il y a un spectacle plus grand que la mer, c’est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c’est l’intérieur de l’âme.

[…] il n’y a ni petits faits dans l’humanité, ni petites feuilles dans la végétation, […]

Elle avait de l’or et des perles pour dot, mais son or était sur sa tête et ses perles étaient dans sa bouche.

Il y a une manière d’éviter qui ressemble à chercher.

[…], il doutait supérieurement de toute chose, grande force aux yeux des faibles.

[…] ; le dimanche la fatigue ne travaille pas.

Et, quoi qu’il fît, il retombait toujours sur ce poignant dilemme qui était au fond de sa rêverie : ― rester dans le paradis et y devenir démon ! rentrer dans l’enfer et y devenir ange ! Que faire, grand Dieu ! que faire ?

La présence des anges est une annonce de paradis.

[..] on ne lit pas impunément des niaiseries.

[…], les livres sont des amis froids et sûrs.

Le suprême bonheur de la vie, c’est la conviction qu’on est aimé ; aimé pour soi-même, disons mieux, aimé malgré soi-même ; cette conviction, l’aveugle l’a.

[…] la société maintient irrémissiblement en dehors d’elle deux classes d’hommes, ceux quil’attaquent et ceux qui la gardent ; […]

Le dévouement d’un seul avait donné de la force et du courage à tous.

Certaines personnes sont méchantes uniquement par le besoin de parler.

C’est un douloureux labeur que la rupture des sombres attaches du passé.

Les meilleurs hommes sont souvent forcés de déléguer leur autorité.

Derrière vivre de peu, il y a vivre de rien. Ce sont deux chambres ; la première est obscure, la seconde est noire.

Dans les petites villes, il semble qu’une malheureuse soit nue sous le sarcasme et la curiosité de tous. A Paris, du moins, personne ne vous connaît, et cette obscurité est un vêtement.

Mentir c’est l’absolu du mal.

Il fallait, pour que le gouffre se refermât, que quelqu’un y tombât, lui ou l’autre.

On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la merde revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée ; pour le coupable, cela s’appelle le remords. Dieu soulève l’âme comme l’océan.

[…] il n’avait rien fait, s’il ne faisait pas cela !

Il sentait que l’évêque était là, que l’évêque était d’autant plus présent qu’il était mort, […]

On le croit voleur parce qu’on le sait forçat.
La première sainteté est de penser à autrui.

On ne trouve les diamants que dans les ténèbres de la terre ; […]

Ces choses-là sont charmantes quand on est joyeux et lugubres quand on est triste.

Il y a toujours des gens qui ne demandent qu’à être spectateurs.

Voyager, c’est naître et mourir à chaque instant.

Comme l’exactitude était de la bonté, il était exact.

Joie de mère, c’est presque joie d’enfant.

Les galères font le galérien.

[…] avec une douceur de garde malade ou de mouchard, […]

Javert, effroyable, n’avait rien d’ignoble.

Ce sont des vertus qui ont un vice, l’erreur.

Le typhus est une annexe du triomphe.

[…] destin, ce mystérieux accusé, […]

Cette clarté, l’histoire, est impitoyable ; […]

Qu’importe que la terre soit rouge, la lune reste blanche.

C’était un endroit paisible et charmant, qui n’était sur la route de rien ; […]

[…] la quarantaine, qui est la cinquantaine de la femme ; […]

[…] ; consciente déchirée entraîne vie décousue ; […]

[…] à ce point d’émotion où l’on ne parle pas pour ne pas pleurer.

L’homme ne dormait pas, mais rien ne pouvait l’éveiller.

Il entrevoyait tout, et ne voyait rien.

On ne lâche pas des mystères quand on les tient.

Les bonnes pensées ont leurs abîmes comme les mauvaises.

[…] rien ne ressemble au pas d’un homme comme le pas d’une vieille femme.

Toute fuite doit être un glissement.

[…] ; il y a des engloutissements qui sauvent […]

C’était une voix de femme, une voix douce, si douce qu’elle en était lugubre.

Moi, ma mère n’était pas là quand je suis née !

La poussière, cette fin de toutes les joies, […]

Le propre de la vérité c’est de n’être jamais excessive.

N’apportons point la flamme là où la lumière suffit.

Des murs de cloître ne s’enjambent pas.

Le tambour se tait, la raison prend la parole.

[…] ayant raison au fond, elle a eu tort dans la forme.

N’être pas écouté, ce n’est pas une raison pour se taire.

Une certaine ignorance habile est une force ; […]

Une femme n’est jamais un homme.

Les plus féroces bêtes sont les bêtes aveugles.

[…], ce que le cloître sait, le monde l’ignore.

Une évasion, c’est une guérison.

Celui qui s’évade ne tousse pas et n’éternue pas.

À force de creuser la fosse des autres, on ouvre la sienne.

Qui vide son verre vide son cœur.

Et il ajouta avec la satisfaction d’un être sérieux qui fait une phrase :
-Leur faim est ennemie de ma soif.

Il est des choses plus fortes que l’homme le plus fort.

Aube et résurrection sont synonymes.

Voir une mort est effrayant, voir une résurrection l’est presque autant.

La joie est le reflux de la terreur.

[…] ; l’ordre public en fut sans doute profondément troublé, mais on ne s’en aperçut pas.

Cent ans, c’est la jeunesse d’une église et la vieillesse d’une maison.

Cette rampe a été supprimée depuis, pour la symétrie ; les chevaux crèvent de soif, mais l’œil est flatté.

Rien ne serre le cœur comme la symétrie.

C’est que la symétrie, c’est l’ennui, […]

Je viens de rencontrer le chapeau neuf et l’habit neuf de Marius, et Marius dedans. Il allait sans doute passer un examen. Il avait l’air tout bête.

Dans ces détails, le lecteur rencontrera deux ou trois circonstances invraisemblables que nous maintenons par respect pour la vérité.

Se rencontrer, ce fut se trouver.

Donnez à un être l’inutile, ôtez-lui le nécessaire, vous aurez le gamin.

Tous les crimes de l’homme commencent au vagabondage de l’enfant.

Toute l’anarchie est dans le gamin.

Respirer Paris, cela conserve l’âme.

Le rire, c’est le soleil ; il chasse l’hiver du visage humain.

Tout ce qui est ailleurs est à Paris.

[…] ; pourvu qu’il rie, il amnistie ; […]

Le jour est canaille, […], et ne mérite qu’un volet fermé. Les gens comme il faut allument leur esprit quand le Zénith allume ses étoiles.

La pruderie est une demi-vertu et un demi-vice.

Mlle Vaubois, parfaite en son genre, était une hermine de stupidité sans aucune tache d‘intelligence.

Elle n’avait jamais été méchante, ce qui est une bonté relative ; […]

[…] il avait deux fois de l’esprit, d’abord l’esprit qu’il avait, ensuite l’esprit qu’on lui prêtait, […]

[…] insulter par excès de respect ; […]

Ne pas voir les gens, cela permet de leur supposer toutes les perfections.

Ouvrage maussade, ouvrière revêche.

Si elle eût été homme, elle se fût frappé le front.

L’aiguille qui marche sur le cadran marche aussi dans les âmes.

[…] ; le propre des reflux, c’est de faire des mélanges ; […]

Rien n’est tel que le dogme pour enfanter le rêve. Et rien n’est tel que le rêve pour engendrer l’avenir.

On y causait tout haut de tout, et à voix basse d‘autre chose.

Il avait appris l’histoire exprès pour s’indigner en connaissance de cause.

Le vrai dans l’indignation, il n’y a pas de plus souveraine éloquence, […]

Le vol d’un peuple ne se prescrit pas.

Il arrivait vite à son dernier sou, jamais à son denier éclat de rire.

La vie est une invention hideuse de je ne sais qui.

[…], je pense comme ce bonhomme qui n’a peut-être Jamais existé.
On se regarde, on se connait.

[…], un roi est un parasite.

On n’a pas de roi gratis.

L’éclat de rire part de l’attendrissement.

Un peuple qui accepte une charte abdique.

Le silence fait toujours un peu l’effet de l’acquiescement ou d’une sorte de mise au pied du mur.

Les demi-jours du doute lui faisaient mal.

L’âme aide le corps, et à de certains moments le soulève. C’est le seul oiseau qui soutienne sa cage.

D’ailleurs, se revoir, à quoi bon ? pour se heurter ?

[…], elle pensait trop peu pour aimer beaucoup ; […]

Comme à tous les bons cœurs, le malheur lui avait ôté l’amertume.

La misère d’un jeune homme n’est jamais misérable.

[…], le travail qui le fait libre et la pensée qui le fait digne.

La jeunesse avec la douceur fait aux vieillards le soleil sans le vent.

Lire haut, c’est s’affirmer à soi-même sa lecture.

Une horloge ne s’arrête pas court au moment précis où l’on en perd la clef.

[…] le peuple, après-tout ce n’est que le peuple, […]

[…], il avait tout ce qu’il fallait pour être stupide ; un tour de clef de plus, il pouvait être sublime.

Il avait l’œil petit et le regard grand.

Les coquines ont du bon.

L’appétit vient en aimant.

La fièvre nourrit le malade et l’amour l’amoureux.

Il y a un point où l’approfondissement est de l’ensevelissement, et où la lumière s’éteint.

[…] ; l’oisiveté d’un pauvre, c’est le crime.

Les individus extirpés, la tribu subsiste.

Pas une chauve-souris ne résiste à l’aube.

Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. 972

Il est permis de regarder l’infortune en traître pour la secourir.
Il n’y avait plus de pain dans le taudis, mais il y avait encore du tabac. 982

On ne va pas pieds nus chez le Bon Dieu, ajouta-t-il amèrement.

L’intonation n’admettait pas de délibération.

Tu as toujours tout mieux que les autres, toi ! même le mal.

La mère, regardée d’une certaine façon, se tut.

Oh ! l’on devrait prendre la société par les quatre coins de la nappe et tout jeter en l’air ! tout se casserait, c’est possible, mais au moins personne n’aurait rien, ce serait cela de gagné !

Aujourd’hui il ne s’agit pas de manger. Il y a mieux à faire.

La vieille répondit, avec une grimace composite, admirable improvisation de la haine tirant parti de la caducité et de la laideur, qui fut malheureusement perdue dans l’obscurité : […]

On eût pu dire de ce regard, non qu’il pénétrait, mais qu’il fouillait.

[…] ; le dogue quelquefois n’est pas moins inquiétant à rencontrer que le loup.

Le courage ne craint pas le crime, et l’honnêteté ne craint pas l’autorité.

L’inspecteur jeta sur Marius le coup d’œil de Voltaire à un académicien de province qui lui eût proposé une rime ; […]

Effroi qui se comprend, colère qui s’excuse.

Or la logique ignore l’à peu près ; absolument comme le soleil ignore la chandelle.

[…] ; une épitaphe écrite par un mort est sincère ; […]

Sa grâce est accordée, il ne me reste plus qu’à l’obtenir.

Avec le nihilisme pas de discussion possible. Car le nihiliste logique doute que son interlocuteur existe, et n’est pas bien sûr d’exister lui-même.

Les erreurs sont d’excellents projectiles.

Les fortes agitations parlent souvent à haute voix.

[…], développer les intelligences tout en occupant les bras, […]

Si l’on veut des combattants, il faut en faire.

L’anarchie entre dans ce jardin.

Les révolutionnaires doivent toujours être pressés ; le progrès n’a pas de temps à perdre.

Toute sa vie se résumait maintenant en deux mots : une incertitude absolue dans une brume impénétrable.

Tout c’était évanoui, excepté l’amour.

[…] rien n’est plus dangereux que le travail discontinué ; c’est une habitude qui s’en va. Habitude facile à quitter, difficile à reprendre.

[…], un avocat, cela se retrouve toujours.

On était deux amis, on est deux passants.

[…] la paresse, paralysie de l’âme, […]

Et avec tout cela elle était belle.

[…] ; toute addition de malheureux donne un total ; […]

[…] cette gamelle de joie qu’on appelle fête publique ; […]

[…], l’hiver s’en allait, l’hiver emporte toujours avec lui quelque chose de nos tristesses ; […]

[…], quand deux amants s’entendent, cela va toujours très bien, […]

Une pomme, c’est un souper ; une pomme, c’est la vie.

[…] la richesse ne défend pas du mauvais choix ; […]

Les fantômes ne portent guère de chapeaux ronds.

Les natures grossières ont cela de commun avec les natures naïves qu’elles n’ont pas de transitions.

Ce qui est frayeur la nuit est curiosité le jour.

[…] ; cette philosophie s’appelle cécité.

[…], il n’y avait plus sur l’horizon et dans l’immensité qu’un point éclairé par le soleil, c’était la lune. […]

On dirait que le soleil a soif.

Le printemps est un paradis provisoire ; le soleil aide à faire patienter l’homme.

Qui sait si le soleil n’est pas un aveugle ?

Qu’est-ce que le soleil ? C’est l’amour.

Le soleil succédait au lustre, et entrait gaîment dans le salon.

S’il n’y avait pas quelqu’un qui aime, le soleil s’éteindrait

[…], la Thénardier n’était mère que jusqu’à ses filles. Sa maternité finissait là. Sa haine du genre humain commençait à ses garçons.

Un peu de rudoiement est bon dans l’épouvante. Cela rassure.

L’homme qui s’échappe, […], est un inspiré ; […]

[…], depuis quand l’horreur exclut-elle l’étude ?
[…], l’argot est tout ensemble un phénomène littéraire et un résultat social.

L’argot est la langue de la misère

[…] une très grande dame et très jolie femme […]

La vraie histoire étant mêlée à tout, le véritable historien se mêle de tout.

[…] ; qui vote règne.

La phthisie sociale s’appelle misère.

Apprendre à lire, c’est allumer du feu ; toute syllabe épelée étincelle.

La vraie division humaine est celle-ci : les lumineux et les ténébreux. Diminuer le nombre des ténébreux, augmenter le nombre des lumineux, voilà le but. C’est pourquoi nous crions : enseignement ! science !

La flamme est ennemie de l’aile. Brûler sans cesser de voler, c’est là le prodige du génie.

Mais que ceux qui ne veulent pas de l’avenir y réfléchissent. En disant non au progrès, ce n’est point l’avenir qu’ils condamnent, c’est eux-mêmes. Ils se donnent une maladie sombre ; ils s’inoculent le passé. Il n’y a qu’une manière de refuser Demain, c’est de mourir

Nous qui croyons, que pouvons-nous craindre ?

Une des magnanimités de la femme, c’est de céder.

Le sourire d’une femme qu’on aime a une clarté qu’on voit la nuit.

[…] en fait de sans-culottes, je n’ai jamais aimé que les femmes.

Il faut que jeunesse se passe et vieillesse se casse.

[…] : l’émeute raffermit les gouvernements qu’elle ne renverse pas.

On ne fait pas feu hors des rangs, pas plus avec l’âme qu’avec le fusil.

Ce tas d’écailles d’huîtres qu’on appelle une bibliothèque me dégoûte de penser. Que de papier ! que d’encre ! que de griffonnage ! On a écrit tout ça ! Quel maroufle a donc dit que l’homme était un bipède sans plume ?

Il y a une dilatation de pensée propre au voisinage de la tombe ; être près de la mort, cela fait voir vrai.

De domestique à maître, la trahison commence par la curiosité.

C’est un homme qui fait de la bonté à coups de fusil, […]

L’héroïsme a ses originaux, […]

C’est toujours à ses risques et périls que l’utopie se transforme en insurrection, […]

Qui désespère a tort.

Toute épée a deux tranchants ; qui blesse avec l’un se blesse à l’autre.

Qui s’effémine s’abâtardit.

Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur comme on observe les étoiles, de très loin.

Les scènes successives et simultanées de cette tuerie grandiose, nous renonçons à les peindre. L’épopée seule a le droit de remplir douze mille vers avec une bataille.

Toute la guerre est de l’épouvante, et il n’y a rien à y choisir.

La mort était derrière l’angle du mur.

[…], puis il regarda la terre, avec la violence de l’extrémité suprême, éperdu, et comme s’il eût voulu y faire un trou avec ses yeux.

Un égout est un malentendu.

Le tas d’ordures a cela pour lui qu’il n’est pas menteur.

D’ailleurs la situation ne pouvait empirer ; un certain degré de détresse n’est plus capable de crescendo, et Thénardier lui-même ne pouvait ajouter de la noirceur à cette nuit.

Le bonheur veut tout le monde heureux.

Si l’on n’a pas de soleil, il faut en faire un.

La sagesse, c’est la jubilation.

Sommes-nous heureux parce que nous sommes bons, ou sommes-nous bons parce ce que nous sommes heureux ?

Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n’a pas d’autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie. Aimer est un accomplissement.

Il y a encore une certaine grâce dans une fête morte.

Ce qui est glacé est sincère.

Quand on est vieux, on se sent grand-père pour tous les petits enfants.

Ce n’est pas assez d’être heureux, il faut être content.

[…], pour que je me respecte, il faut qu’on me méprise. Alors je me redresse.

Il y a des rencontres qui nous lient, il y a des hasards qui nous entraînent dans des devoirs.

On a de la force pour une chose, on n’en a pas pour une autre.

Pleurs silencieux, pleurs terribles.

Il y a un dieu pour ces ivrognes qu’on appelle des amoureux.

La lumière a-t-elle besoin d’être éclaircie ?

Quand c’est le cœur qui glisse, il ne s’arrête pas sur la pente.

La richesse, cela s’ajoute au bonheur.

Ce n’est rien de mourir ; c’est affreux de ne pas vivre.

Un prince n’est rien près d’un principe.


(Les Misérables)

Dans la version écrite dans laquelle j'ai vérifié les morceaux (écoutés) que je m'étais notés, j'ai remarqué qu'ils avaient choisi de conserver une orthographe vieillie pour certains mots tels que "dénûment" ou "phthisie".
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carabas
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Localisation: Dans la lune

MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 4:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour moi c'est LE roman. Je ne me remets pas de la rencontre entre Jean Valjean et Cosette. La mort de Gavroche m'arrache une larme.

aurele a écrit:
en revanche Cosette adulte m'est antipathique. Elle est creuse par ailleurs.

En fait, je me rends compte que les jeunes filles romanesques de Hugo sont des cruches. De ravissantes idiotes. Pour moi, Cosette comme Esmeralda sont à baffer. Les filles sont de jolis papillons décoratifs, rien de plus. On peut incriminer l'époque, mais Balzac, Flaubert et Maupassant créent des personnages de jeunes filles riches. Si elles sont sottes, c'est dû à une éducation qui les maintient dans une position de faiblesse. Et encore, je ne les trouve pas sottes.
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Baudelaire, Les Fleurs du Mal, "La Voix".
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