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Premiers romans (1822-1825) - Balzac

 
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aurele



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MessagePosté le: Sam Jan 09, 2010 10:41 pm    Sujet du message: Premiers romans (1822-1825) - Balzac Répondre en citant

J'aimerais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà lu du Balzac dit de jeunesse et en particulier ses romans justement de cette période qui ont été publiés en deux volumes chez Robert Laffont dans la collection Bouquins. Je ne connais évidemment aucun de ses romans de jeunesse. Qu'est-ce que cela vaut? Il me semble que Balzac les a tous reniés ou presque. Voici les deux liens permettant d'avoir les titres de ces romans :
http://www.bouquins.tm.fr/livre.asp?code=2-221-05956-5
http://www.bouquins.tm.fr/livre.asp?code=2-221-09045-4

Merci d'avance pour les réponses que vous pourrez m'apporter.
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carabas
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MessagePosté le: Dim Jan 10, 2010 10:56 am    Sujet du message: Répondre en citant

Oh là là, non, je ne les connais pas.

Là, je suis dans Le Lys dans la vallée...
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Baudelaire, Les Fleurs du Mal, "La Voix".
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aurele



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Messages: 278

MessagePosté le: Dim Jan 10, 2010 11:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

carabas a écrit:
Oh là là, non, je ne les connais pas.

Là, je suis dans Le Lys dans la vallée...


D'accord. Merci tout de même. Peu de monde doit les connaître. Il est vrai que La Comédie Humaine est déjà très dense et cela ne m'étonne donc pas que personne n'ait soit entendu parlé des romans de jeunesse de ce grand écrivain, soit n'ait pas envie spécialement de les lire. J'espère que tu nous feras part de tes impressions sur Le Lys dans la vallée quand tu l'auras lu en entier.
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carabas
Austen addict


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Messages: 2645
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MessagePosté le: Dim Jan 10, 2010 11:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

aurele a écrit:
carabas a écrit:
Oh là là, non, je ne les connais pas.

Là, je suis dans Le Lys dans la vallée...


D'accord. Merci tout de même. Peu de monde doit les connaître. Il est vrai que La Comédie Humaine est déjà très dense et cela ne m'étonne donc pas que personne n'ait soit entendu parlé des romans de jeunesse de ce grand écrivain, soit n'ait pas envie spécialement de les lire. J'espère que tu nous feras part de tes impressions sur Le Lys dans la vallée quand tu l'auras lu en entier.

Entendu parler, si. Mais lu, non. Il y a aussi les romans qu'il a publiés sous un pseudonyme, qu'il estimait mauvais, mais qu'il faisait à la chaîne histoire de vivre, tout simplement. Tu peux trouver ce genre de détails dans la biographie de Balzac faite par Zweig. Mais si le sujet m'intéressait, j'avoue que le style de cette biographie m'a assommée et que je l'ai abandonnée en cours de route. Toutefois, ça peut être une bonne approche si le sujet t'intéresse.
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Baudelaire, Les Fleurs du Mal, "La Voix".


Dernière édition par carabas le Mar Jan 12, 2010 12:13 am; édité 1 fois
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krys



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MessagePosté le: Lun Jan 11, 2010 9:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ah moi j'ai beaucoup aimé cette biographie ! par contre je n'ai pas lu les romans dont tu parles, et pourtant j'ai lu pas mal de Balzac !
A l'occasion, je regarderai si je les trouve...
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carabas
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Messages: 2645
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MessagePosté le: Mar Jan 12, 2010 12:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

krys a écrit:
ah moi j'ai beaucoup aimé cette biographie !

Ah oui?
J'admets qu'elle est très riche, très instructive, mais pfff, je l'ai trouvée indigeste. Je m'y remettrai peut-être plus tard...

J'ai vraiment eu l'impression que Zweig faisait du remplissage, par moments.
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Vassia



Inscrit le: 11 Mai 2018
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MessagePosté le: Mar Juil 30, 2019 1:31 pm    Sujet du message: Re: Premiers romans (1822-1825) - Balzac Répondre en citant

aurele a écrit:
J'aimerais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà lu du Balzac dit de jeunesse et en particulier ses romans justement de cette période qui ont été publiés en deux volumes chez Robert Laffont dans la collection Bouquins. Je ne connais évidemment aucun de ses romans de jeunesse. Qu'est-ce que cela vaut? Il me semble que Balzac les a tous reniés ou presque. Voici les deux liens permettant d'avoir les titres de ces romans :
http://www.bouquins.tm.fr/livre.asp?code=2-221-05956-5
http://www.bouquins.tm.fr/livre.asp?code=2-221-09045-4

Merci d'avance pour les réponses que vous pourrez m'apporter.


Ces liens n'ont plus l'air bons (depuis 2005, ils ont le droit *Very Happy*)

Alors moi j'ai lu (écouté) Le Vicaire des Ardennes, par hasard car il était proposé par littératureaudio.com en tapant "Balzac".

J'ignorais qu'il s'agissait d'un roman de jeunesse, je viens de l'apprendre en allant voir sur wikipedia : "Le Vicaire des Ardennes est un roman de jeunesse d'Honoré de Balzac publié en 1822 sous le pseudonyme de Horace de Saint-Aubin, chez le libraire Pollet."

Balzac est né en 1799, il avait donc 23 ans lorsqu'il est paru.
C'est vrai que c'est jeune et si je l'avais su lors de ma lecture (audition en fait) j'aurais certainement été plus compréhensif *Wink*

Dans ce roman il y a un peu de tout : du Alphonse Daudet pour décrire les gens de la campagne, en particulier un bon vieux curé rondouillard, une tranche de Paul et Virginie pour décrire la vie tranquille passée de deux enfants dans la nature de terres d'outre-mer, des histoires d'arbre de famille incomplet voire erroné à la Molière, des pirates et cascades histoire de dynamiser le récit... bref un joyeux méli-mélo *Wink*

Cela dit c'est bien écrit *Smile*
(et l'histoire peut satisfaire un lecteur bon public)
(Et je pense que Zola s'est inspiré de la trame dramatique entre les amants pour son roman La Faute de l'abbé Mouret *Wink*)

En voici quelques tournures que je me suis notées *Smile* :

Balzac
(Le Vicaire des Ardennes)


Les yeux étincelants du magistrat annoncèrent un orage, […]

[…], qui sait vivre sait mourir.

[…] tête de fou ne blanchit jamais.

Ce qui tombe dans le fossé est pour le soldat.

[…] : au bout du fossé la culbute !...

[…] après tout, la mort n’est peut-être qu’un sommeil sans rêve…

L’habitude est une seconde nature, […]

[…] à tout pêché miséricorde…

[…] on entendit, au dehors, le bruit des pas d’une multitude silencieuse ; […]

Le regard du crime ou du remords n’est pas plus profond ni plus éloquent.

Que peut-on désirer de plus, […], qu’une charmante vallée et un ami, […]

[…], on ne fait pas son salut et sa fortune ; […]

[…], qui a terre a guerre ; […]

La conversation fut trop insipide pour que nous la rapportions, […]

[…] décoré avec le luxe de la simplicité.

[…], j’ai tout accompli et je vois que ce n’est rien encore !...

Qui parle bien ne saurait trop parler !

[…] ; trop parler nuit, […]

Tous ces caquets se faisaient à petit bruit, […]

[…] un homme qui ne connaît pas sa langue n’est pas tenu d’en savoir une autre.

Ah ! qui n’a pas passé par de tels chagrins, ne connaît pas tout ce que le cœur de l’homme peut enfanter d’angoisses.

[…] ; celui qui ne connaît pas son latin a toujours quelque chose à se reprocher !...

À cette réponse laconique, Joséphine jeta un regard sur Marie, qui comprit sa maîtresse et affronta, pour elle, le reproche d’indiscrétion.

[…] le repos n’est doux, repartit la marquise, qu’après des agitations, des malheurs ou des fautes […]

Le temps est un grand maître, […]

[…], après lui avoir dit au revoir de la bouche et du cœur.

[…] si le renard sait beaucoup, la femme amoureuse sait davantage ; […]

Il est des douleurs dont les remèdes sont inconnus, et pour lesquelles la nature n’a point produit de baume.

[…] : elle endura toutes les souffrances que l’on éprouve à se voir dédaignée et dédaignée cruellement.

[…] pour un peu de curiosité, je risque ma tranquillité, […]

[…], quoique belle, elle aimait à causer.

[…] mais se voyant le seul de son avis, il se tut et s’en alla […]

Ô souvenirs de l’enfance, que vous êtes doux !

J’appris la nouvelle de la mort de ma mère avec une indifférence dont je m’accuse encore, […]

[…] Mélanie avait exprimé son désir avec cette aimable légèreté de son sexe, […]

[…], combattait avec le courage du désespoir secondé par l’intelligence, […]

[…], le ciel ne m’a pas fait pour rester matelot : […]

Hélas ! souvenirs cruels, fuyez !... laissez-moi !...

[…], le visage de mon frère est pour moi toute l’Amérique.

[…] : nature, religion, ordre social, tout s’accorde, et notre amour est incestueux !

L’ordre social est la boîte de Pandore sans l’espérance.

[…] si nous nous sommes aimés ainsi c’est que le Seigneur l’a voulu.

[…] ; ce que Dieu a permis dans un temps ne peut être criminel maintenant.

La raison vint briller dans mon âme comme l’éclair qui donne la mort.

[…], une sombre mélancolie s’empara de tout mon âme, […]

[…], elle me regarda en souriant des yeux et des lèvres.

« Meurs, Mélanie ! » jusqu’ici notre vie fut un songe, en voici le réveil.

Hélas, […], ils ont beau faire, je ne puis que t’aimer.

Soyons criminels, coupables, mais soyons heureux !

Nous recueillons, […], une moisson funeste que notre ignorance a semée !

Maintenant, je te regarderai comme l’ombre d’une personne chère !

[…] elle m’épiait avec la douce inquiétude de l’amour.

Ah ! […] que les temps sont changés !... nous étions innocents et nous sommes coupables !...

[…] oublions l’avenir et le passé, enivrons-nous du présent !

[…] ; il n’y a rien de si difficile que de vouloir expliquer ces premiers mouvements de notre cœur : […]

Il y a dans la nature, des choses qui ne peuvent qu’être senties : […]

Nous restâmes longtemps dans ce redoutable silence : […]

Mais comment appeler ces vagues pensées d’une jeune fille qui aime pour la première fois.

[…] : il se glissa dans mon âme une pitié, une compassion perfides.

Ces paroles me donnèrent un frisson mortel, car elle disait vrai.

Eh ! laisse ta religion et jette-moi un seul regard d’autrefois !...

[…], et il lâchait deux ou trois proverbes qui enveloppaient sa pensée secrète, […]

[…], je vous souhaite, ce mot devrait vous suffire.

Le vicaire attendu avec une impatience sans égale, ne vint pas.

[…], mais ce fut un baiser conjugal dans toute la force du terme ; […]

On ne saurait trop aimer qui nous aime !

[…], avec cette dissimulation innée chez les femmes, […]

[…], avec le soin et l’attention de la jalousie.

[…], elle atteignait ce degré de désir, où tout devient indifférent ; […]

Grâce, grâce pour celles qui aiment !...

Madame ; songez à votre nom, il vous dira tout !...

Ce secret, […], peut-être vaudrait-il mieux me l’apprendre que me le laisser deviner.

[…], la joie ineffable de la maternité.

[…], ah ! ne me forcez pas à descendre au sarcasme, […]

[…] reprochez-moi ma faute et non vos bienfaits, […]

[…] ce prêtre de l’enfer […]

[…] ; tuez-moi donc votre chagrin avant qu’il ne vous tue !...

[…] on n’est j’aimais criminel en obéissant à la voix de la nature.

Comment donc ! … mais avec de l’argent on trouve du dévouement, …

Ah ! vous n’avez pas d’argent ! reprit l’aubergiste avec effroi […]

[…] : j’ai essuyé assez de malheurs sans m’en forger d’autres, […]

[…] aux États-Unis rien ne peut arrêter le cours de la justice. […]

[…] on ne pend pas un homme qui a cinq millions !

Personne ne peut voir ma conscience… je l’ai noyée…

— Comment, infâme brigand !…
— Abrégez, je vous prie, l’énumération de mes titres ; je ne vous appelle pas contre-amiral.

[…] un sentiment doux, mais pénible, s’empara de son âme.

[…], la Mort tiendra la torche de notre hyménée…

[…] avec la franchise qui distingue les âmes énergiques.

[…] personne n’a ici d’oreilles et d’yeux pour vous !...

[…], et dans ce moment Argow semblait, […], être le crime lui-même.

Argow la contempla, car elle était plus que belle, puis il s’en alla en lui lançant un regard de maître, […]

[…], il est rusé, ce qu’il veut il faut le vouloir.

[…], sa femme nous chassera tous, il deviendra sage, s’attachera à la vie, nous laissera là comme des chiens morts…

[…], arrêtez la cuillère ! ne levez pas tant les coudes !

[…] : ce n’est pas peu qu’une fille à garder lorsqu’elle a un amant qui rôde…

[…]de ce gros rire franc qui distingue les gens de la campagne.

[…] reprit-il d’un air sombre qui annonçait la mort, vous m’épouserez !...

[…], il tomba dans une étrange perplexité, mais il n’était pas homme à y rester longtemps.

[…] l’espérance, cette aurore du plaisir, est peut-être plus douce que le plaisir lui-même.

[…] ; tout n’est-il pas piège et mensonge en nous ?...

[…] en nous autres hommes tout est énergie et résolution : […]

[…], vous ne le voulez même pas !… vous croyez le vouloir…,, […]

Argow, comme tous les hommes d’un grand caractère, se soumit à la nécessité et n’ouvrit plus la bouche, […]

[…] elle aimait avec la soumission de celui qui est le moins aimé, […]

[…], on ne s’enrichit pas si subitement sans quelque manigance, […]


(Le Vicaire des Ardennes)


Vous aurez peut-être repéré quelques proverbes là-dedans *Smile*
Ceci est dû à la prose du curé qui s'en sert dès que possible, en voici une bonne tranche *Smile* :

Le bon curé, enchanté de se voir pour toujours débarrassé des prônes et des sermons, qui étaient pour lui la tâche la plus difficile et la plus fatigante, débita avec sa bonhomie habituelle le dernier prône qu’il eût composé. Nous le transcrivons, à cause de son originalité :

« Mes enfants, à bon entendeur, salut ! il suffit d’un mot pour éclairer la conscience ; or, nu l’on s’en vient, nu l’on s’en retourne ; songez, à cela, et vous verrez qu’il ne faut emporter au ciel qu’une âme sans remords, sans cela vous seriez reçus comme des chiens dans un jeu de quilles ; or, on ne court pas deux lièvres à la fois, on ne fait pas son salut et sa fortune ; un riche passe plutôt par un trou d’aiguille qu’il n’entre dans le ciel ; les honneurs changent les mœurs, et un mors doré ne rend pas le cheval meilleur. Hélas ! le chemin du ciel est étroit, et celui de l’enfer large ; gardez donc une poire pour la soif, en vous conduisant bien ; ne soyez pas moitié figue, moitié raisin, et sans chercher midi à quatorze heures, allez droit votre chemin, vous arriverez. Je sais bien que l’on vous dira : Il faut hurler avec les loups...alors souvenez-vous que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, et que qui casse les verres les paie ; allez, pensez toujours à votre salut, et pour cela deux sûretés valent mieux qu’une ; car saint Pierre ne laissera pas passer des chats pour des lièvres. Il est vrai qu’il n’y a si bon cheval qui ne bronche, et qu’il n’est pas permis à tout le monde d’aller à Corinthe, quoi que j’ignore ce que c’est que Corinthe, car, à petit mercier, petit panier, je puis vous assurer que le Seigneur est bon, et sans rester entre le ziste et le zeste, assurez souvent vos comptes avec lui, pour ne pas mourir en fraude ; les bons comptes font les bons amis.

« Je vous laisse, mes enfants, car il n’y a si bonne compagnie qu’il, ne faille quitter ; souffrez donc que je répète une dernière fois que chacun est fils de ses œuvres, et un bon conseil vaut un œil dans la main : or, qui a su vivre, c’est-à-dire bien vivre, sait mourir. Je sais bien qu’il n’y a pas de rose sans épine, et que la vie est difficile, mais souvenez-vous qu’avec du temps et de la patience la feuille du mûrier devient satin ; du reste, si le diable est fin, nous sommes comme des éveillés de Poissy, et à trompeur, trompeur et demi : je vous réponds qu’il y perdra son latin, car fin contre fin il n’y a pas de doublure: au surplus, n’avons-nous pas l’espoir du paradis ? or, qui a terre a guerre ; défendons nous du démon ; à bon chat, bon rat ; et souvenez-vous qu’à brebis tondue Dieu mesure le vent ; il vous aidera, mes enfants ; un père est toujours père.

« Vous voyez qu’aujourd’hui, comme toujours, je n’ai jamais cherché à vous jeter de la poudre aux yeux. Je vous dis les choses sans fleurs de rhétorique. Adieu, mes enfants ; le moine répond comme l’abbé chante, j’espère que mon successeur vous conduira encore mieux que je n’ai fait, néanmoins, je crois que vous n’oublierez pas votre vieux pasteur, qui vous souhaite la béatitude des anges. »
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